Aldous Huxley, Le Meilleur des Mondes

Le Meilleur des Mondes,
Aldous Huxley
(1932).

Résumé :

Sur une Terre devenue un Etat mondial, une nouvelle forme de civilisation est née. Les embryons humains, développés dans des flacons et conditionnés pendant leur gestation et leur petite enfance, donnent différentes classes sociales : tout en haut, on trouve les Alphas, beaux, grands, intelligents, occupant les places prestigieuses. Les Bêta, un peu moins beaux et intelligents, sont leurs assistants. Puis les Gamma, les Delta et les Epsilon sont de plus en plus dégénérés, jusqu’à n’être plus que des ouvriers dociles et stupides. Grâce au conditionnement par « l’hypnopédie », hypnose durant le sommeil, chacun est content de sa situation et ne souhaite pas en changer. Les derniers êtres humains sauvages, en Amérique Latine ou en Afrique, dans des pays trop pauvres pour que la science s’y installe, ont été enfermés dans des réserves et sont devenus des objets de curiosité. Dans cette société où « chacun appartient à tout le monde », les individus ne connaissent pas le sentiment, la monogamie et la famille inspirent le dégoût.
Mais que se passerait-il si un Alpha commencait à éprouver de l’amour et de la jalousie ? S’il introduisait dans ces rouages parfaits un être « sauvage » ? Si cet homme des temps anciens cherchait à changer cette société, abjecte pour quelqu’un qui a vécu dans la forêt amazonienne, libre et sentimental…?

© Éditions Pocket - http://www.pocket.fr/
© Éditions Pocket – http://www.pocket.fr/

Mon avis :

Quelle lecture dérangeante ! La supériorité méprisante des Alphas, l’obéissance béate des Delta, l’inhumanité des Epsilon par leur docilité font réfléchir. Et si notre XXIème siècle nous conduisait tout droit à ce conditionnement ? La philosophie de John, le « Sauvage », tirée des œuvres complètes de Shakespeare, est touchante. Son sort fait rager : la dernière trace d’humanité, rejetée par ces hommes qui n’en sont plus ! Une lecture qui fait réfléchir, servie par une écriture vive et agile, des personnages qui font réagir… Je vous conseille de lire ce grand roman philosophique, un classique du XXème siècle : si vous faites de la philosophie, ça vous aidera à propos du thème de la liberté ; si vous vous posez des questions à propos d’où vous venez, d’où vous allez et de ce que vous êtes, vous trouverez non pas des réponses, mais des pistes de réflexion.

 

Raphaëlle Senna

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *