New-York, la ville qui ne dort jamais

Broadway, Times Square, l’Empire State Building, Central Park… Des endroits reconnus à travers le monde, et tous regroupés en une seule ville : New-York. Mais elle ne se limite pas à ces lieux mythiques et propose nombre d’autres merveilles à découvrir…

La ville de New-York est divisée en cinq boroughs (arrondissements) : Manhattan, Brooklyn, le Bronx, le Queens et Staten Island, qui sont eux-mêmes divisés en quartiers. Les quartiers les plus célèbres et les plus visités se trouvent à Manhattan.

Les incontournables :

La Statue de la liberté

Statue de la Liberté – ©Benjamin Dumas www.flickr.com/photos/b00nj/4898963984

Inaugurée en 1886 et offerte par la France en signe d’amitié, la Statue de la Liberté est devenue l’un des symboles des Etats-Unis. Elle se trouve sur la petite île d’Ellis Island, où l’on peut également visiter le musée de l’immigration, et est uniquement accessible en ferry.

World Trade Center

mémorial11septembre-©ValentineDaléas
Mémorial du 11 septembre – ©V.Daléas

Situé dans le quartier financier de Wall Street, le nouveau World Trade Center, installé sur le site des tours jumelles détruites dans le double attentat du 11 septembre 2001, sera à terme composé de cinq nouvelles tours. Seule deux des cinq tours sont construites pour l’instant, dont la One World Trade Center qui est la 4e tour la plus haute du monde, culminant à 541 mètres (1776 pieds).

L’Empire State Building

Empire State Building (HDR)-©Eric Kilby
Empire State Building (HDR ) – ©Eric Kilby www.flickr.com/photos/ekilby/5891665274

Devenu l’un des emblèmes de la ville de New-York, L’Empire State Building permet une vue panoramique de la ville depuis son observatoire du 86e étage. Se dressant en plein cœur de Manhattan, de nombreux films y ont été tournés et des chansons s’en sont inspiré. A noter qu’une terrasse, le Top of the Rock, située sur le toit du Rockefeller Center, permet aussi une vue à 360° de la ville.

Avenues mythiques

New York : 5th Avenue-©pikadilly
New York : 5th Avenue – ©pikadilly www.flickr.com/photos/pikadilly/3225470554

Broadway, seule rue en diagonale de Manhattan (suite au plan dessiné en 1811), est aussi l’avenue la plus visitée. A proximité de son intersection avec Times Square, elle regroupe les nombreux théâtres où sont jouées des comédies musicales (telles Mamma Mia ou Le Roi Lion), qui ont largement contribué à sa popularité.

Une autre des avenues de New-York est particulièrement connue, la 5th Avenue. Elle est notamment réputée pour ses boutiques de luxe, célèbres à travers le monde entier : Tiffany & Co, Dior, Vuitton…

Times Square

Times Square-©Javier Gutierrez Acedo
Times Square – ©Javier Gutierrez Acedo www.flickr.com/photos/javigutierrez/3529192654

Carrefour situé en plein cœur de Manhattan, Times Square est l’un des endroits les plus animés au monde, quelle que soit l’heure. Il est notamment célèbre pour ses immenses panneaux publicitaires ainsi que pour ses nombreux magasins en tout genre (on peut même y trouver une boutique M&M’s).

Les musées

New-York est aussi une ville qui abrite de prestigieux musées. Parmi eux, on peut citer le Metropolitan Museum of Art (qui posséde quelques deux millions d’œuvres), le Museum of Modern Art (avec une des collections d’art moderne et contemporain les plus importantes au monde) ou encore le musée Guggenheim.

Central Park

"Central park2" by Albert kok -©Wikimedia image commons
« Central park 2 » by Albert kok – ©Wikimedia Image Commons commons.wikimedia.org/wiki/Central_Park#/media

Véritable poumon d’air de la ville au centre de Manhattan, Central Park s’étend sur une superficie de 341 hectares. Il possède plusieurs lacs artificiels, des pistes de patinage sur glace, de vélo et permet aussi de pratiquer nombre d’activités de plein air. Il abrite également un zoo.

Greenwich Village

Greenwich Village streetscape-©Adam Fagen
Greenwich Village streetscape – ©Adam Fagen www.flickr.com/photos/afagen/8284223026

Petit quartier aux racines bohèmes, Greenwich Village s’est largement embourgeoisé depuis les années 50 et est devenu l’un des quartiers les plus côtés de Manhattan. C’est l’un des seuls quartiers où l’on peut facilement trouver des bars ainsi que des restaurants et il abrite également la NYU (New-York University).

Endroits méconnus…à tort

La High Line

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Vue depuis la High Line – ©V.Daléas

Ancienne voie ferrée reconvertie en promenade aérienne de 2,3 km de long, la High Line offre des vues spectaculaires et inédites de New-York. Elle permet d’admirer les monuments de New-York sous des points de vue inhabituels et traverse notamment le quartier de Chelsea.

International Center of Photography

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International Center of Photography – ©ShinyaSuzuki www.flickr.com/photos/shinyasuzuki/3824899928

Injustement éclipsé par les prestigieux musées de New-York, le musée de la photographie présente pourtant un choix impressionnant d’images. Des expositions temporaires, aux thématiques diverses, permettent aux amateurs de photographie et aux autres de trouver leur bonheur.

Brooklyn Heights Promenade

Lieu unique construit au-dessus de la voie rapide Brooklyn-Queens, cette esplanade offre une vue magnifique sur Manhattan, la Statue de la Liberté ou encore le Brooklyn Bridge. La Brooklyn Heights Promenade est aussi l’un des endroits les plus romantiques de New-York, loin de l’agitation perpétuelle de Manhattan.

New-York est donc une ville surprenante et inoubliable, qui mérite largement d’être découverte…

 

Valentine Daléas

Jérusalem

Quatre élèves sabreurs de Théo sont actuellement à Jérusalem, en Israël, pour disputer les championnats d’Europe cadets et juniors. Une occasion de nous pencher un peu plus sur cette ville.

Jérusalem, ville convoitée et jalousée depuis des siècles, occupant une place importante pour les trois religions monothéistes (judaïsme, christianisme et islam), regorge de merveilles architecturales qui témoignent de ces diverses confessions.

La vieille ville de Jérusalem (protégée au patrimoine mondial de l’UNESCO) est divisée en quatre parties :

 – Le quartier juif, où se trouve le Kotel, ou Mur des Lamentations, unique vestige de l’antique temple de Jérusalem, et lieu le plus sacré de la religion juive. Les croyants juifs vouent un culte bien particulier au mur. Ils écrivent une prière sur un papier, qu’ils glissent entre deux pierres du mur. D’où le nom de Mur des Lamentations. C’est le lieu favori pour la bar-mitsva (équivalent de la première communion chez les chrétiens) de l’élite hiérosolymitaine (habitants de Jérusalem). En effet, marquer son entrée dans l’âge adulte dans le lieu le plus saint du judaïsme est un privilège longtemps réservé aux fils de rabbin.

© Lee Jaffe - http://www.flickr.com/photos/ldjaffe/3402774688/
Le Mur des Lamentations – © Lee Jaffe – http://www.flickr.com/photos/ldjaffe/3402774688/

– Le quartier chrétien, qui renferme l’église du Saint-Sépulcre, sous laquelle se trouve le tombeau où le Christ aurait été déposé après sa mort sur la croix. Cette église réunit toutes les confessions chrétiennes, qu’elles soient catholiques, protestantes ou orthodoxes. Un ancien traité stipule que chaque modification au sein de l’église doit être approuvée à l’unanimité par chaque culte. Ainsi, une simple échelle en bois placée sous une fenêtre est célèbre pour n’avoir pas changé de place depuis au moins 1957, faute d’accord entre les différentes communautés !

 – Le quartier arménien. Bien que les arméniens soient en majorité chrétiens, leur installation ancienne dans la ville sainte leur vaut de posséder leur propre quartier. La cathédrale Saint-Jacques qui s’y trouve est le siège du patriarcat arménien en terre sainte.

 – Le quartier musulman, est le seul ne contenant pas en son sein l’édifice majeur de sa confession. En effet, la mosquée Al-Aqsa depuis laquelle Mohammed serait monté au ciel fait partie, avec le Dôme du Rocher, d’un ensemble de bâtiments religieux construits sur l’esplanade des mosquées. On peut cependant y trouver l’église Saint-Anne qui appartient à l’Etat français !

– Jérusalem est au centre de multiples conflits, même son statut de capitale de l’état hébreu est controversé. Cependant, cela ne l’empêche pas d’être une ville vivante où s’organisent de nombreux congrès et manifestations sportives, comme ce championnat d’Europe d’escrime. Bien que situé en Asie, Israël concourt comme un état européen dans de nombreuses organisations sportives.

Bonne chance à nos sabreurs ! 

Thibaut Lafargue

Brasilia

© Division géographique de la direction des archives du Ministère des Affaires Étrangères
© Division géographique de la direction des archives du Ministère des Affaires Étrangères

Bientôt, nous serons en été. Je sais, on ne le dirait pas. Pour compenser, je vous emmène au Brésil. Vous viennent alors des images de plages de sable fin, de samba, de fête, de mer bleu turquoise… Sauf que je vous conduis à Brasilia, capitale du pays, située à l’intérieur des terres, à plus de 1000 km de São Paulo, sur la côte. Pour autant, Brasilia ne vous décevra pas, le Brésil ne se résume pas à Copacabana. De nombreux migrants sont venus trouver de l’or en Amazonie, et voici ici une pépite, au cœur de la forêt…

Sa construction est très récente, la ville fut inaugurée en 1960. Mais pourquoi avoir choisi de construire la capitale de l’Etat au beau milieu d’une savane réputée inhospitalière, le cerrado ?

Plusieurs raisons à cela, à commencer par l’impossibilité de trancher entre l’immense São Paulo, cœur de l’activité industrielle, et la médiatique Rio de Janeiro, image du pays à travers le monde. Cela permit encore de donner une « vitrine moderne » au Brésil, avide de reconnaissance internationale. L’emplacement fut également choisi en vue de mettre en valeur cette partie du territoire, oubliée et délaissée au profit des côtes. L’impulsion fut donnée par le Président Juscelino Kubitschek, qui en fit son principal argument de campagne sous le slogan « 50 ans de progrès en 5 ans ». La construction est connue pour avoir été bouclée en 1000 jours, au prix cependant de conditions de travail éprouvantes pour tous ceux qui participèrent au chantier.

Surgie de nulle part, tout était à faire. Aucune contrainte d’urbanisme en rapport à des constructions déjà présentes. Le champ était libre. On pouvait y créer la ville modèle, celle que le monde entier envierait au Brésil.

Ainsi démarra le projet, dirigé par l’architecte Oscar Niemeyer et l’urbaniste Lucio Costa. Aujourd’hui encore, ce concept utopique fait battre le cœur de la ville, dont 90% de l’économie sont liés à son statut de capitale fédérale.

Petite touche de poésie, la ville vue du ciel prend la forme d’un avion, pour symboliser l’envol du pays. En effet, Brasilia fut construite sur le « plan pilote », dessiné par Costa. Deux axes structurent la ville : l’Eixo Monumental, plus large avenue du monde (250m en son maximum), constitue le fuselage de l’avion, et l’Eixo Rodoviario, les ailes. Dans ce périmètre étaient censés habiter 500 000 habitants, la ville en compte aujourd’hui 2 millions.

De nombreux architectes sont venus seconder les deux maîtres du projet pour aboutir à ce qui semble être une des plus grandes réussites architecturales du XXe siècle. Les bâtiments officiels sont évidemment les plus intéressants, omniprésence de l’Etat oblige.

http://www.flickr.com/photos/mcdemoura/5846154075/ - © Marcio Cabral de Moura
http://www.flickr.com/photos/mcdemoura/5846154075/ – © Marcio Cabral de Moura

Commençons par la cathédrale, bâtiment le plus connu de la ville. D’une forme plus qu’originale, surtout pour un édifice religieux, le bâtiment étonne. Une structure dite hyperboloïde, de 70m de diamètre, soutenue par 16 colonnes, représentant deux mains qui se joigne en direction des cieux. Un équivalent moderne de la Chapelle Sixtine diront certains, symbiose entre art et spiritualité.

Continuons par le Congrès National. Incarnant par ses formes le système politique bicaméral, le bâtiment est constitué de deux sphères, l’une abritant la chambre des députés, tournée vers le ciel, celle tournée vers le sol accueillant le Sénat, jugé plus conservateur. Deux tours jumelles complètent l’édifice.

Le président du Brésil — actuellement une femme, Dilma Roussef — vit dans le palais d’Alvorada, chef-d’œuvre d’art contemporain, reconnu comme l’une des plus belles résidences d’Etat au monde.

Un autre palais de la ville mérite l’attention, celui d’Itamary, qui accueille en son sein le ministère des affaires étrangères. Une des curiosités de l’édifice réside dans son escalier intérieur : une véritable prouesse architecturale, tout en courbes, sans aucune rampe, il semble indifférent à la gravité.

Enfin, le concept de cité utopique se poursuit également dans les lieux de vie du peuple. Les habitations originelles, appelées superquadras, sont autonomes, concentrant commerces et écoles, telles de petites villes indépendantes. L’université, au cœur de la ville, où viennent étudier pas moins de 30 000 jeunes, est réputée pour son cadre agréable, disposant de jardins à l’intérieur même du campus. Comme quoi, il reste bien l’âme du Brésil dans cette ville aux allures folles !

Ainsi s’achève notre tour de la capitale fédérale du plus grand Etat d’Amérique du Sud.

 

Thibaut Lafargue

Stockholm

La Suède, une contrée admirée, jalousée, souvent donnée en exemple, mais pourtant assez méconnue, voire mystérieuse… Avec le reste de la Scandinavie, elle partage le titre de pays où l’on est heureux. Elle est souvent associée à la notion d’Etat-Providence, qui, il est vrai, est pour beaucoup dans sa réussite. En Suède, tout ce qui est du ressort du gouvernement, de  la collectivité, est gratuit : l’éducation et le système de santé (parmi les meilleurs du monde) sont ainsi accessibles à tous les citoyens, quels que soient leurs revenus.

http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Carte_de_la_Suède.png?uselang=fr
http://commons.wikimedia.org/wiki/
File:Carte_de_la_Suède.png?uselang=fr

En effet, ce qui caractérise la Suède, c’est la démocratisation de l’excellence, et ce, dans tous les domaines. Ici, la majorité de la population est bilingue (suédois-anglais), voire trilingue (allemand, français ou espagnol). Les Suédois possèdent en général une solide culture générale et artistique.

Cette volonté d’égalité se poursuit également dans l’organisation de la société, où l’égalité hommes-femmes est bien plus poussée que chez nous (ici, l’égalité salariale n’est pas une utopie, et les femmes sont en mesure d’exercer les mêmes postes que leurs congénères masculins). 

Et quoi de mieux pour illustrer mes propos qu’une petite visite de la capitale, Stockholm, la vitrine de la Suède ?

 

C’est un pôle urbain qui compte plus de 2 millions d’habitants, dispersé sur quatorze îles de la mer Baltique, d’où son surnom de Venise du Nord.  L’île de Stadsholmen, où est située la vieille ville, abrite notamment le palais Royal, ainsi que le musée Nobel. Djungarden, île touristique, et Sodermalm, centre de la nuit stockholmoise, sont d’autres lieux importants  de la capitale.

 

Même si le musée Vasa (à thème marin) reste un classique, le Bonniers Konsthall, vraie institution auprès des amateurs d’art underground en Suède, vaut le détour : sa collection est réputée comme une des plus originales et des plus anticonformistes et il expose parfois des artistes plutôt sulfureux. Outre sa collection éclectique et très pointue d’œuvres d’art (de la peinture romantique à l’art conceptuel), son voisin, le Sven-Harry’s Konstmuseum, a pour intérêt de présenter des appartements illustrant la vie à la Suédoise, une vie qui se veut paisible, égalitaire, et surtout pratique : ce n’est pas pour rien que les deux grands groupes qui ont démocratisé l’aménagement intérieur et l’habillement en Europe, IKEA et H&M, sont suédois.

Bibliothèque publique   http://www.flickr.com/photos/jloov/5004609061/ - © Joakim Lööv
Bibliothèque publique
http://www.flickr.com/photos/jloov/5004609061/ – © Joakim Lööv

 

Le principal moyen de transport de la ville est le vélo. Même le roi circule à deux-roues !  Les Scandinaves sont les champions en matière de développement durable, et ils nous le prouvent, notamment avec le Rosendals Tradgard, un immense potager en plein centre ville, où on peut flâner à souhait, et déguster les fruits et légumes du jardin.

 

Malgré toutes ces conceptions plutôt modernes, la Suède se réclame d’une histoire centenaire, voire millénaire ! Eh oui, il ne faut pas oublier qu’ils descendent des Vikings, nos  « grands blonds ».

Vous pourrez donc visiter Skansen, la reproduction d’un village traditionnel scandinave. Les nobles comme les paysans sont représentés dans un souci de retranscrire avec exactitude la vie d’une bourgade suédoise du passé. Skansen, créé en 1891, est par ailleurs le premier musée en plein air du monde.

Le musée Nobel http://www.flickr.com/photos/jodimullen/7182205154/ - © Jodi Mullen
Le musée Nobel
http://www.flickr.com/photos/jodimullen/7182205154/ – © Jodi Mullen

 

Ainsi s’achève notre revue de cette ville venue du froid. Rendez-vous au prochain numéro, où une nouvelle cité nous ouvrira ses portes !

 ZOOM SUR

Le musée Nobel, situé dans le bâtiment de l’académie suédoise, a été fondé en 2001 pour les  cent ans de la création des prix Nobel, attribués par cette même académie. Alfred Nobel (1833-1896) est un chimiste suédois reconnu, qui a notamment inventé la dynamite. Il lègue toute sa fortune à la création des prix Nobel, qui, chaque année, mettent en valeur différents domaines scientifiques (physique, médecine, par exemple). Ils sont remis lors d’une cérémonie à Stockholm, à l’exception du prix Nobel de la paix, qui  est décerné  à Oslo, en Norvège.

  

Le palais royal http://www.flickr.com/photos/50879678@N03/7250061514/ - © Bernard Blanc
Le palais royal
http://www.flickr.com/photos/50879678@N03/7250061514/ – © Bernard Blanc

Le palais Royal, comme son nom l’indique, est le lieu où vit le roi de Suède, actuellement Carl XVI Gustaf, de la dynastie des Bernadotte. Evidemment, son patronyme ne sonne pas très suédois. Et pour cause : la maison royale des Bernadotte n’est pas d’origine scandinave mais française, du Béarn et de Pau plus précisément ! Jean-Baptiste Bernadotte, né en 1763 dans la capitale du Béarn, a été un général puis un maréchal dévoué de Napoléon Ier.  En 1810, il participe à l’élection du prince-héritier de Suède, qu’il remporte. Il se fait donc adopter par le roi Charles XIII, et à sa mort, il monte sur le trône sous le nom de Charles XIV. Ce sont toujours ses descendants qui règnent en Suède. Cependant, le roi n’a aujourd’hui qu’un rôle symbolique, et n’a plus vraiment d’utilité politique effective, si ce n’est d’assurer la cohésion nationale et de représenter la Suède.

 

Thibaut Lafargue