Moi, Daniel Blake de Ken Loach

Moi, Daniel Blake est un film britannique réalisé par Ken Loach et Palme d’or au Festival de Cannes 2016.

Du titre éponyme, Daniel Blake est un menuisier de 59 ans qui ne peut plus travailler suite à la découverte d’une maladie cardiaque. Il n’a pas eu accès aux  indemnités d’invalidité et doit donc faire appel pour les toucher. Cependant, durant cette période, sans ressources et pour pouvoir percevoir les allocations chômage, il doit prouver qu’il est à la recherche d’un emploi sous peine de sanctions. Durant ses péripéties au « Job Center », l’homme croise le chemin d’une jeune femme nommée Katie et mère de deux enfants. Elle a dû quitter sa ville d’origine pour que sa famille puisse bénéficier d’un logement social. Daniel et Katie décident donc de s’entraider de manière à lutter contre les aberrations du système administratif britannique.

Nous avons adoré ce film, le personnage principal Daniel Blake nous fait passer en l’espace d’une seconde du rire aux larmes. Il est pris dans l’étau de cette administration et perdu dans la société moderne. Daniel Blake est un personnage très touchant à la fois commun et héroïque qui nous rappelle une valeur essentielle : aider son prochain. Ce film social et humaniste nous pousse à la révolte contre une société qui cherche à faire rentrer les individus dans des moules. Nous vous conseillons vivement d’aller voir ce film émouvant.

Lucie Barresi et Mali Ladeveze

La fille inconnue

La fille inconnue, un film belge écrit et réalisé par les frères Dardenne, est en salle depuis octobre dernier. Il conte l’histoire de Jenny, une jeune médecin généraliste exerçant en banlieue liégeoise, où elle forme un stagiaire nommé Julien. Un soir, une heure après la fermeture du cabinet la sonnette retentit mais Jenny préfère ne pas ouvrir. Le lendemain, le corps d’une jeune femme est retrouvé et il s’avère qu’il s’agit de la personne ayant sonné la veille. Rongée par la culpabilité, la jeune belge décide d’enquêter sur l’identité de la défunte afin de l’enterrer dignement. Elle se retrouve confrontée à l’hostilité de la rue mais fermement résolue à en savoir plus sur cette inconnue, elle continuera son enquête coûte que coûte.
Derrière la quête de Jenny, se dissimule la «radiographie» d’un espace social complexe qu’est la périphérie de Liège. L’enquête qu’elle mène présente cet univers et ses habitants qui sont tous d’éventuels suspects. La dimension policière ne sert qu’a montrer le cadre social et les relations entre médecin et patient. Avec l’enquête, le regard compassionnel de Jenny redevient plus humain.
Nous n’avons pas beaucoup aimé ce film à cause de sa lenteur et de son coté très documentaire, mais son caractère complexe ne nous rend pas très objectives. Nous vous conseillons de vous faire votre propre avis.

Mali Ladeveze & Lucie Barresi

L’ATEM au Parvis : côté ciné

Sébastien est un passionné. Après s’être essayé à différents métiers dans divers secteurs dont la vigne, la pierre ou le bâtiment, amoureux de cinéma, il s’est intéressé à la technique de projection. Il est aujourd’hui et depuis une dizaine d’années le projectionniste en chef du Parvis. C’est dans une cabine de projection qu’il nous reçoit. Il a travaillé avec le 35mm, qui l’obligeait à coller les « galettes » et réaliser d’énormes bobines.

Aujourd’hui, il reçoit des disques durs cryptés, le Parvis s’étant bien évidemment doté des projecteurs appropriés. Des machines qui permettent notamment de projeter de la 3D avec une qualité de confort pour le spectateur (3D active), sans équivalent à Tarbes. Des techniques en évolution permanente du côté de l’image mais aussi du son. On découvre avec Sébastien un gros travail, essentiel dans une salle de ciné et ignoré par le public.

Jacques est responsable du secteur cinéma au Parvis c’est à dire des quatre salles du Méridien, dont les nouvelles et très confortables salles Jules et Jim, ainsi baptisées en hommage à François Truffaut . Jacques a la responsabilité de la programmation, il choisit les programmes des différentes salles du Parvis mais aussi de plusieurs salles du département.

Un programme plus « art et essai » pour le Parvis qui nous donne à voir des films du monde entier, le plus souvent en VO, ou des films plus anciens. Un programme plus « grand public » pour les autres salles. Jacques nous présentera encore les différents acteurs de la filière et leur rôle : producteurs, distributeurs et exploitants.

L’équipe de l’ATEM

Glee, la toute fin.

Glee est une série qui existe depuis 2009, diffusée sur la chaîne Fox, et qui s’est terminée ce vendredi 20 mars. Six années d’existence, six saisons et cent quinze épisodes. Voici le sypnosis de cette série.

Professeur d’espagnol au sein du lycée McKinley dans l’Ohio, William Schuester décide de reprendre en main le club de chant, laissé par son prédécesseur. Malgré la jalousie de sa femme envers l’une de ses collègues et envers le Glee Club, Will va mettre tout son coeur pour constituer un nouveau groupe, composé de plusieurs élèves bien différents qui ne manquent pas de personnalité : footballeurs, handicapés, intellos, homosexuels, pom-pom girls, etc. Ils tenteront de cohabiter tant bien que mal afin de ramener le Glee Club au rang prestigieux qu’il tenait auparavant. Au fil des années, les jeunes tenteront des concours nationaux et régionaux de chant face à d’autres chorales, ils se détesteront parfois, des histoires d’amour naîtront, des couples se briseront, mais une forte amitié les liera tous malgré tout, et ils seront comme une deuxième famille.

Un réel choc a eu lieu le 13 juillet 2013, lorsqu’on a appris la mort d’un acteur phare de la série : Cory Monteith. L’épisode 3 de la saison 5 lui est d’ailleurs dédié : les personnages chantent chacun à leur tour et font remonter à la surface des souvenirs de Finn Hudson (le personnage qu’interprétait Cory). Emotion et larmes sont au rendez-vous.

 

Mon avis :

Glee est la meilleure série que je connaisse. Chaque épisode apporte une morale. Elle aide les jeunes à se sentir mieux dans leur peau et à prendre confiance en eux, car chaque téléspectateur peut s’identifier à un personnage. Il y a tous les types : la fille incomprise, le garçon populaire, la « peste » du lycée, le garçon rejeté, les geeks, etc. Je la trouve très réaliste, mis à part les chants improvisés en cours : si on fait ça pour de vrai, on est directement exclu du cours ! Glee c’est vraiment une leçon de vie, pour nous faire comprendre que rien n’est acquis, et que tout peut changer. Il faut toujours croire en nos rêves, même les plus fous.

J’espère vous avoir donné envie de découvrir tous les épisodes de la série, avec toutes leurs aventures et leurs péripéties !

 

Chloé Flamand

Hope

L’équipe de l’ATEM a eu le privilège de voir en avant-première le film de Boris Lojkine Hope présenté à la Semaine de la Critique du dernier festival de Cannes.

Hope et Léonard, elle nigériane et lui camerounais, cherchent tous deux à gagner l’Europe afin d’échapper à la misère de leurs pays respectifs. Alors qu’ils traversent le Sahara, Léonard vient en aide à Hope.
Les épreuves s’accumulent et deviennent de plus en plus insurmontables pour ces deux émigrés.
Parviendront-ils à s’unir et, plus que tout, à rejoindre l’Europe ?

A travers ce film, Boris Lojkine cherche à nous faire comprendre les dangers et les difficultés qui se dressent sur la route des migrants. C’est pour cette raison qu’il a fait appel à des acteurs non professionnels : Justin Wang (Léonard) et Endurance Newton (Hope), qui appartiennent tous deux au monde de l’immigration, se sont donc glissés dans la peau de leurs personnages avec plus de facilité et de naturel que des acteurs extérieurs à ce monde.

Une autre des intentions de Boris Lojkine a été de montrer les difficultés particulières liées au statut de la femme : elles sont le plus souvent contraintes à rester dans leur pays d’origine, mais si elles cherchent tout de même à rejoindre l’Europe, un sort terrible les attend…

Malgré son réalisme troublant, Hope est une fiction. C’est ainsi qu’une relation sentimentale se développe petit à petit entre les deux protagonistes et permet d’apporter un peu de douceur à la dureté que dégage le film.

Un exemple du travail de Boris Lojkine avec ses comédiens non-professionnels :
cette scène de complicité, improvisée, a été conservée au montage.

 

Ce film nous a profondément émues : Boris Lojkine a su nous passionner avec l’histoire de Hope et de Léonard et en nous faisant partager leur vie et leurs espoirs. Il nous a aussi permis de comprendre les difficultés de la migration et de percevoir le fossé qui existe entre nos vies confortables et la leur.

ThéoNet a eu la chance de réaliser une interview de Boris Lojkine lors de son passage dans les Hautes-Pyrénées. Cette interview est visible au Parvis à la fin de la projection du film. 

Ici les horaires de projection du film au Parvis.

Ne manquez donc pas la sortie du film au cinéma Parvis Méridien, le 11 février 2015 !

 

Valentine Daléas, Chloé Flamand et Jade Edwige.

Ils font parler d’eux…

Le cinéma est devenu le loisir numéro un des jeunes. Il faut donc se tenir au courant des sorties du mois et savoir si le film qu’on compte voir a de bonnes critiques. L’équipe Théonet l’a fait pour vous.

La selection du mois comporte trois films qui font parler d’eux.

Horns

HORNS

Horns est une adaptation du roman du même titre écrit par John Hill. C’est un thriller americano-canadien réalisé par Alexandre Aja qui n’en est pas à son premier succès : en effet il a aussi réalisé La colline a des yeux ainsi que Piranha 3D.

Ce thriller aussi décalé que prodigieux est tout de même déconseillé aux moins de douze ans.

Accusé d’avoir assassiné sa fiancée, Ignatius est rejeté par son entourage.
Un matin, le jeune homme se réveille et s’aperçoit que des cornes lui ont poussé sur la tête.
Il prend alors conscience des pouvoirs qu’elles lui donnent, lui permettant de faire avouer la vérité ainsi que leurs plus noirs secrets à ceux qui l’entourent. Ignatius décide alors de rechercher le meurtrier de son tendre amour…

 

The conjuring : Annabelle

affiche originale de Annabelle
Affiche originale d’Annabelle

Annabelle est un film d’épouvante typiquement américain. Il a été réalisé par John R. Leonetti, a réalisé de nombreux films à frissons comme The Butterfly Effect 2.

Annabelle est en fait une suite du célèbre film The Conjuring, lui aussi déconseillé aux moins de douze ans.

John et Mia Form sont de futurs parents heureux et épanouis. John décide alors de trouver le cadeau rêvé pour Mia et leur future fille. Il trouve une poupée de porcelaine des plus rares. D’abord ravie par ce cadeau, Mia va vite comprendre que les apparences sont trompeuses…

 

Bon rétablissement !

affiche originale de Bon rétablissement!
Affiche originale de Bon rétablissement !

Réalisé par Jean Becker, Bon rétablissement ! est un film qui mélange comédie et humour. Jean Becker est un réalisateur français qui a déjà tourné de nombreux films comme Bienvenue parmi nous.

Suite à un accident, Pierre, la soixantaine, se retrouve cloué au lit avec une jambe dans le plâtre. Voilà que le monde s’invite au chevet de ce misanthrope au caractère bien trempé qui rêve de silence et de solitude. Il assiste alors impuissant à la valse quotidienne des médecins, infirmières et personnel hospitalier, puis de ses proches dont son frère Hervé. Au fil de rencontres inattendues, drôles ou touchantes, Pierre reconsidère certains de ses aprioris et pose sur les autres un regard différent. Contre toute attente, ce séjour à l’hôpital finit par ressembler à une renaissance…

Jade Edwige

Cinéma – Monuments Men

De : George Clooney

Avec : George Clooney, Matt Damon, Bill Murray, Cate Blanchett, John Goodman, Jean Dujardin, …

Genre : Historique, Aventure, Guerre

Durée : 1h58

Date de sortie : 12 mars 2014

 

Synopsis : 

La plus grande chasse au trésor du XXe siècle est une histoire vraie. Monuments men est inspiré de ce qui s’est réellement passé.
En pleine Seconde Guerre mondiale, sept hommes qui sont tout sauf des soldats – des directeurs et des conservateurs de musées, des artistes, des architectes, et des historiens d’art – se jettent au cœur du conflit pour aller sauver des œuvres d’art volées par les nazis et les restituer à leurs propriétaires légitimes. Mais ces trésors sont cachés en plein territoire ennemi, et leurs chances de réussir sont infimes. Pour tenter d’empêcher la destruction de mille ans d’art et de culture, ces Monuments men vont se lancer dans une incroyable course contre la montre, en risquant leur vie pour protéger et défendre les plus précieux trésors artistiques de l’humanité…

Source : AlloCiné – http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=201434.html

 

Appréciations : 

S’il y a un film qui m’a vraiment laissé dubitatif, indécis (plus que sur ma faim) c’est bien Monuments men ! C’est un film sur la Seconde Guerre Mondiale « tiré d’une histoire vraie », sans blague ! En définitive, l’histoire d’une intox incroyable (du début à la fin !) un film pseudo-historique gangrené par des séquences un peu lourdes et maladroites mais dont la trame et la réalisation semblaient pourtant si intéressantes, posées, réfléchies, pondérées… Mais, non, je vais peut-être trop vite dans mon jugement car ce film, je le dis faiblement, m’a laissé dans le flou… Alors je vous pose la question : intox commerciale, film maladroit, ou réellement intéressant mais trop brouillon pour être appréciable ? A vous d’en juger …

Paul Girod