Je voulais juste vivre

Une jeune nord-coréenne du nom de Yeonmi Park nous raconte une histoire touchante : son histoire. Quel échappatoire a-t-elle trouvé pour sortir de son pays ? Comment a-t-elle enduré la misère et le malheur pendant tant d’années ? Bien plus que l’histoire d’une jeune femme, c’est aussi un livre nous expliquant la vie quotidienne en Corée du Nord et le système politique et social au sein du « pays ermite »,  pays le plus fermé au monde.

Yeonmi Park décrit le long parcours que fut sa fuite vers la liberté, de son enfance à aujourd’hui. De la Corée du Nord à la Chine en passant par la Mongolie, Yeonmi grandit au fil des étapes, se construit petit à petit et devient plus forte.

Grâce à cette autobiographie, elle trace le portrait de ce que peu de personnes connaissent : la vie en Corée du Nord, « Une dictature à la fois émotionnelle et physique qui régit chaque aspect de votre vie ». Elle décrit aussi la vie en Chine en tant que réfugiée et dénonce les trafics d’êtres humains dus à la vague d’immigration venant de Corée du Nord. 

yeonmi – © Flickr Gage Skidmore

Yeonmi Park a écrit ce roman à la suite de plusieurs interviews et sommets internationaux prônant la justice et les droits de l’homme. Elle s’illustre notamment lors de la conférence One Young World, où elle raconte son histoire et dénonce les crimes contre l’humanité en Corée du Nord.

Je vous laisse visionner la vidéo du discours qu’elle a prononcé pendant cette conférence

Marie Izdag

Boys don’t cry

Boys don’t cry, roman de Malorie Blackman publié en France aux éditions Macadam, raconte la vie de Dante, un adolescent ordinaire de dix-sept ans. Le roman commence alors que le garçon, anxieux, attend le facteur censé lui apporter les résultats de ses examens, passeport pour l’université. Cependant, ce n’est pas le facteur qui se présente à la porte mais Mélanie, son ancienne petite-amie. Avec elle, un bébé. Un bébé qu’elle dit être de Dante. Et avant que celui-ci n’ait le temps d’encaisser la nouvelle, il se retrouve père célibataire d’Emma, une petite fille de onze mois.

Tout cela va bouleverser bien évidemment la vie de Dante, mais aussi celles de son père et de son petit-frère Adam. D’autant plus que son père le force à prendre ses responsabilités envers la petite, alors que lui ne rêve que de fuir…

Mon engouement pour ce roman provient en grande partie des personnages très attachants. Dante est un garçon qu’on ne peut qu’apprécier. Ses réactions, du début à la fin, sont exactement celles de la plupart des adolescents de son âge. De même, on ne peut que ressentir ses peurs ou bien encore l’amour qu’il porte à ses proches. L’autre personnage donnant de l’intérêt au roman est le petit frère Adam, un adolescent de seize ans homosexuel. La façon dont l’auteure présente les points de vue de ce garçon réussit à piquer la curiosité du lecteur.

Pour résumer, ce livre est pour  moi un grand coup de coeur ! Malorie Blackman parvient à parler de sujets parfois tabous comme l’homosexualité, les adolescents devenant parents avec originalité et une justesse incroyable.

Pour finir, une citation : « Les garçons ne pleurent pas mais les hommes, oui ».

Marie Parent

Si je reste

Parmi les livres qui m’ont marquée, il y a Si je reste, un roman assez court, le premier de Gayle Forman qui ait été publié en France. Je l’avais emprunté au hasard dans une bibliothèque sans savoir si j’allais le lire ou non. Puis j’ai commencé à parcourir quelques pages… et ce qui paraissait au premier abord n’être qu’un banal roman pour adolescents se révéla plutôt émouvant !

On y suit la journée où la vie de Mia bascula et où elle dut faire le choix le plus crucial qu’elle ait jamais eu à faire. A 17 ans, elle mène une vie d’adolescente presque parfaite, sa famille est aimante  et « cool ». Entourée d’amis, elle  a un petit copain sur le point de débuter une carrière de rock star. Elle-même est passionnée de musique et s’apprête à embrasser une brillante carrière de violoncelliste. Que demander de mieux ? Mais un jour, alors que toute la famille est en route pour se rendre chez les grands-parents, un accident de voiture fait tout chavirer : Mia se réveille à coté d’un corps inerte, le sien, et de ceux de ses parents morts sur le coup et de son petit frère qui ne survivra pas :

« Je vois papa en premier. De loin, je distingue la bosse que fait la pipe dans sa poche, mais, au fur et à mesure que j’approche, la chaussée devient glissante, parsemée de fragments grisâtres qui ressemblent à du chou-fleur. Je comprends tout de suite. Des fragments de la cervelle de mon père jonchent l’asphalte. Pourtant, curieusement, sa pipe est toujours dans sa poche poitrine gauche et cela me fait penser à ces catastrophes naturelles qui peuvent détruire une maison et laisser le bâtiment voisin intact.
Je trouve ensuite maman. On ne voit pas de sang, mais ses lèvres sont déjà bleues et elle a le blanc des yeux rouge. Et c’est cette vision irréelle de ma mère semblable à un vampire dans un film de série B qui déclenche chez moi un début de panique. »

Dans cet état de fantôme, la jeune fille peut voir et entendre tout ce qui se passe autour d’elle : les infirmières, ses amis et sa famille qui viennent lui parler tour à tour… Elle se demande alors si elle pourra à nouveau vivre en ayant tout perdu ou si elle doit mourir pour ne pas avoir à affronter une vie désormais changée à jamais !

Mia nous raconte son histoire à la première personne, nous faisant entrer dans son esprit, partager ses pensées : on pèse le pour et le contre avec elle, on se remémore ses souvenirs avec elle. On ne peut s’empêcher de se mettre à sa place, car elle fait partie de ces personnages auxquels tout le monde peut s’identifier. Que ferais-je si cela m’arrivait ? Pourrais-je vivre si j’avais tout perdu ?

La fin est pourtant un peu décevante, je m’attendais à plus. Fort heureusement, Gayle Forman a écrit une suite : Si je reste. J’espère qu’elle saura donc répondre à mes questions !

Clarisse Bouaidat

 

 

 

Un hiver en enfer

 « Waouh !»  C’est le premier mot qui me vient à l’esprit lorsque je suis arrivée au bout de ce roman. Pour le résumer en quelques mots, ce livre met en scène une mère et son fils tous deux confrontés à leur folie et à un accident pas complètement expliqué.
Si la première partie peut rebuter le lecteur, la seconde vaut clairement le coup d’être lue.
La première partie, « Pas du tout », commence par dresser le portrait d’Edward un adolescent souffrant de harcèlement scolaire et ayant des rapports complexes avec sa mère. Suite à un accident, Edward, surnommé « Ed le taré », perd pied et voit ses repères s’effondrer. Le garçon devient odieux cherchant à en finir avec la vie.
A ce moment, Edward passe pour quelqu’un de détestable qui peut dégoûter les lecteurs. Pour ma part j’ai apprécié la façon dont est montré l’impact de la douleur sur quelqu’un qui aime à se croire invincible. J’ai apprécié tout particulièrement le message dissimulé contre le harcèlement scolaire.
La seconde partie, « A la folie », est bien plus complexe à comprendre. Edward et sa mère recommencent leur vie à Courchevel. Masi le comportement de cette dernière, devenue une mère poule, inquiète l’adolescent. Il est persuadé que sa maladie est de retour lorsqu’un doute s’immisce en lui : et si c’était lui qui était malade ? En même temps, l’enquête sur l’accident de son père reprend à Paris.
J’ai adoré cette partie. Le récit est si prenant qu’il est presque impossible d’arrêter sa lecture avant d’arriver au dénouement. Dénouement qui m’a par ailleurs coupé le souffle. Je n’en dirai rien de plus, vous laissant le soin de le découvrir.
Ce qui m’a le plus marquée, c’est la façon dont l’auteur brouille les pistes. On ne sait plus qui croire…
Pour conclure, bien que je ne sois pas fan de thriller, je conseille vivement de lire ce roman.
Marie Parent

Terrienne

Terrienne est un roman de science-fiction écrit par Jean-Claude Mourlevat paru aux éditions Gallimard Jeunesse en 2011.

Résumé : 

Après avoir reçu un étrange message de sa sœur Gabrielle, disparue depuis un an, Anne se lance à sa recherche. Accompagnée d’un vieil écrivain en manque d’inspiration, rencontré sur la route, elle passe alors brusquement de l’autre côté et découvre un monde parallèle, un univers blanc, aseptisé, glacial. Là-bas, les habitants ne respirent pas, ne montrent aucune émotion, et les humains sont esclaves. Au milieu d’eux, elle comprend vite que sa sœur est retenue prisonnière, quelque part, et qu’elle est en danger. Anne va alors tout tenter quitte à y perdre la vie.

Ma critique :

Je trouve ce roman de science-fiction particulièrement intéressant car les personnages sont très attachants et l’histoire prenante. En effet, tout au long de ce roman, l’héroïne tente de sauver sa sœur à tout prix malgré les dangers et les épreuves qu’elle doit surmonter. Nous sommes plongés dans l’énigme.

L’auteur a magnifiquement réussi à créer un monde fantastique qui s’oppose parfaitement à celui que nous connaissons.

Le suspense est insoutenable ! Nous ne savons pas si les personnages s’en sortiront ou non. Quelquefois nous pensons qu’ils vont mourir, que le livre va se terminer, mais non et à ce moment-là, nous sommes juste impatients de lire la suite !

Cependant, j’ai trouvé le début de l’histoire un peu lassante… un début très long mais cela ne m’a pas empêché de continuer à lire ce roman.

En tout cas,  je vous le conseille fortement et il figure tout en haut de ma liste de livres à acheter !

Chloé Lavieille

Les Mondes fantastiques

Il est inutile de présenter La Quête d’Éwilan, connue des amateurs de livres fantasy, cependant je vais tenter de faire un court résumé du premier tome de cette trilogie, « D’un monde à l’autre ».

Camille, une jeune fille d’environ treize ans, et son meilleur ami Salim, se retrouvent un jour projetés dans un monde parallèle, certes fantastique aux yeux de nos héros, mais également dangereux et plein de surprises. Le problème est que les humains de ce monde, et surtout l’Empire de Gwendalavir, se trouvent menacés par une race ancienne et puissante, les Ts’liches, reptiles inquiétants. Il apparaît rapidement que Camille est originaire de ce monde et qu’elle est la seule assez puissante pour libérer l’Empire.

L’auteur, Pierre Bottero, après la réussite de cette première trilogie se déroulant en Gwendalavir, a abandonné son métier d’instituteur pour se consacrer à l’écriture. Au final, même si chacune possède une fin propre, après La Quête d’Éwilan a suivi Les Mondes d’Éwilan et enfin Le Pacte des Marchombres (dont la trame se déroule autour d’un personnage de La Quête d’Éwilan). Trois trilogies passionnantes qu’on ne peut lâcher, de la fantasy « à la française ». En effet, lorsque le livre sort, l’éditeur Rageot parie sur cet écrivain français, l’un des premiers à sortir des livres du genre.

Pierre Bottero au salon du livre de Paris 2008 ©Georges Seguin

Le livre aurait eu bien moins de succès sans ce monde magique créé par son auteur et la finesse de sa plume. Comment décrire cet univers merveilleux, étrange, et qui nous absorbe dès qu’on y pénètre ? On peut parler des « dessinateurs », humains avec un don merveilleux, un pouvoir fabuleux, ou bien de ces villes fantastiques, de sa faune et sa flore singulières…

Les personnages, uniques et attachants, contribuent aussi à la réussite du livre. Bjorn, le chevalier gaffeur et vantard, qui au début ne devait pas rester et qui finit par devenir l’un des personnages clefs de la série. Ellana et Edwin, l’une mystérieuse, l’autre semblant inaccessible et pourtant tous deux si humains. Salim, blagueur, bavard, qui s’affinera au fur et à mesure du récit. Maitre Duom, irascible vieillard, qui malgré l’âge, s’entête à continuer l’aventure. Ewilan, qui se découvre des dons, et une famille, concept dont elle n’avait comme Salim qu’une idée lointaine. Ensemble ils découvrent ce nouveau monde qui leur offre de nouvelles possibilités. Manuel, qui se dévoile peu à peu, passant du statut d’escorte à celui d’ami et de frère aux yeux du groupe. On s’inquiète, on rit avec ses personnages, ce groupe d’aventuriers.

Les Mondes d'Ewilan ©Jean-Louis Thouard
Les Mondes d’Ewilan ©Jean-Louis Thouard

Mon avis:

Je ne suis peut être pas très objective mais ce livre est sans doute l’un des mes préférés dans la catégorie fantasy, et je le recommande souvent. On est vite absorbé par cet univers et l’auteur manie les mots avec autant de finesse qu’un sabreur son arme, créant une atmosphère parfaite pour une soirée lecture, nous immergeant dans son monde fantastique en compagnie de ces personnages marquants. L’évolution de ce groupe étrange et sa quête m’ont absorbée. Pour finir je dirais que chacune des trilogies, bien que semblables, nous livrent des atmosphères différentes. Le Pacte peut être encore plus, à mettre un peu à part de la Quête et des Mondes.

Mathilde Agro

Book-Trailer : Blog

Les professeurs-documentalistes du 65, en partenariat avec le CDDP des Hautes-Pyrénées et CANOPÉ, ont organisé un concours de book trailers : les élèves des établissements scolaires du département ont été invités à lire une sélection de huit livres puis à réaliser une bande-annonce pour l’un d’entre eux.

Dans la catégorie vidéo, l’atelier lecture du lycée Théophile-Gautier a reçu à l’unanimité le premier prix de ce concours départemental pour sa bande-annonce Blog !

Louis & Tom Lefèvre

Des filles et des garçons

Des filles et des garçons. Il s’agit bien d’eux dans chacune des magnifiques nouvelles publiées dans ce recueil. De leurs émotions et des épreuves qu’ils traversent. Celles-ci sont très variées, tous les thèmes forts de l’adolescence sont abordés : l’amitié, l’amour, la sexualité, internet, la famille…Mais aussi ceux d’actualité : la religion, l’égalité, les vies misérables, la délinquance, avec très souvent une pointe de suspense captivante. Chaque adolescent a ses propres mots ; une nouvelle identité et un nouveau style d’écriture sont découverts à chaque récit. Leurs mots ne jugent personne et ne peuvent pas être jugés tant ils sont singuliers et marquants. Ce sont des récits de vies qui nous révoltent, nous font réfléchir sur le monde qui nous entoure, nous rendent parfois tristes. Mais ces mots sont beaux, nous font espérer un monde meilleur, un monde où la jeunesse s’active pour plus de tolérance.

Parmi les onze nouvelles publiées dans ce recueil, trois ont particulièrement attiré mon attention. Tout d’abord la nouvelle « Pour Samia » de Kathleen Evin. Dans notre société bouleversée par des débats, des questionnements sur la radicalisation, cette nouvelle très réaliste apporte un regard neuf, un exemple précis des conséquences de cette radicalisation à travers une histoire d’amitié bouleversante.

La nouvelle « Faire l’amour » m’a également beaucoup plu, elle aborde de manière franche et sans gêne la question des rapports entre filles et garçons et de leur sexualité. Je recommande d’ailleurs la lecture des autres œuvres de son auteur, Mikaël Ollivier.

J’ai apprécié la lecture de la nouvelle « Sapée comme de la soupe » de Susie Morgenstern qui se concentre adroitement sur un sujet très précis : les vêtements que portent la protagoniste du récit, Sarah et qui sont différents de ceux des jeunes de son âge.

Je recommande ce recueil à tous les jeunes, dévoreurs de romans ou qui ne lisent jamais. Ils seront captivés par des histoires bouleversantes qui les amèneront à se questionner sur le monde qui les entoure. C’est sans aucun doute un livre à partager qui suscitera des débats.

Julie Régnier

Une bouteille dans la mer de Gaza

Aujourd’hui, je vais vous parler du roman Une bouteille dans la mer de Gaza de Valérie Zenatti.

« C’est une journée ordinaire à Jérusalem, un attentat moyen : un kamikaze dans un café, six morts, deux jours d’info à la télévision. Oui, depuis trois ans, l’horreur est devenue routine, et la Ville sainte va tout droit en enfer.

Tal, elle, ne s’habitue pas. Elle aime trop sa ville et la vie. Elle veut mourir très, très vieille et très, très sage.

Un jour, en plein cours de biologie, une ampoule s’allume au-dessus de sa tête, comme dans un dessin animé. Voilà des jours qu’elle écrit ce qu’elle a sur le cœur, ses souvenirs, la fois où elle a vu ses parents pleurer de joie, le jour de la signature des accords de paix entre Israéliens et Palestiniens, et puis la désillusion, la révolte, la terreur, et l’espoir quand même.

Ce qu’elle pense, ce qu’elle écrit, quelqu’un doit le lire. Quelqu’un d’en face. Elle l’imagine déjà, cette amie-ennemie inconnue aux cheveux noirs. Eytan, le frère de Tal, fait son service militaire à Gaza. Elle glisse ses feuillets dans une bouteille et la lui confie… » (Quatrième de couverture, L’Ecole des Loisirs)

une bouteille à la mer - ©tangi bertin - https://www.flickr.com/photos/tangi_bertin/3871419877
une bouteille à la mer – ©tangi bertin – https://www.flickr.com/photos/tangi_bertin/3871419877

Une bouteille dans la mer de Gaza se déroule pendant la seconde Intifada, la guerre entre Palestiniens et Israéliens. Ce roman, dans lequel les réalités géopolitiques sont racontées par des personnages fictifs, est très intéressant par l’originalité de son écriture : Valérie Zenatti mélange les points de vue des deux personnages principaux à partir des mails qu’ils s’envoient. L’histoire est entraînante et réellement émouvante. Je le conseille à tous ceux qui aiment les romans. Il est simple à lire, à comprendre et regorge d’événements qui se sont réellement déroulés.

A noter qu’une adaptation cinématographique, réalisée par Thierry Binisti, est sortie en 2012. 

Marie Izdag

Nos étoiles contraires

C’est le livre pour ados de l’été, ou plutôt de l’année, car la frénésie dont il est l’objet a débuté bien avant la période estivale ! Il s’agit évidemment de Nos étoiles contraires de John Green !

Déjà connu pour Qui es-tu Alaska ?, l’auteur américain a été encensé par la critique et son livre a même été adapté récemment au cinéma par Josh Boone.

nos étoiles contraires

C’est une histoire prenante, celle de deux ados atteints du cancer qui se rencontrent et se passionnent pour un livre écrit par un homme reclus de la société qui vit aux Pays-Bas. Mais le livre ne narre pas un cancer désespérant et par lequel le lecteur a pitié des protagonistes. C’est cela toute la réussite de John Green : aborder le thème du cancer dans une histoire d’amour. Il le fait avec un humour convaincant et qui n’est jamais hors de propos. Les événements, joyeux et malheureux, s’enchaînent et l’on reste accroché au livre, impatient de découvrir le devenir des personnages. Le récit rythmé et les échanges entre les protagonistes très riches laissent entendre qu’à tout moment, tout peut changer.

Mais, nous pouvons reprocher à l’auteur d’avoir voulu multiplier les réflexions (relation avec la mère, difficultés des adolescents atteints du cancer à vivre normalement, histoire d’Anne Franck, vie après la mort…) mais sans vraiment les approfondir. Cela conduit à ne pas toujours les saisir alors qu’elles auraient pu être toutes très intéressantes si elles avaient été davantage développées.

Et si certains pensent que John Green est au sommet de son art, je ne suis personnellement pas de cet avis, puisque l’auteur pourrait développer une manière d’écrire plus personnelle, plus stylisée, mais c’est aussi une des raisons pour lesquelles le livre plait au plus grand nombre. Je fais un peu le même constat quant à l’adaptation cinématographique : les plans, le cadrage, les lumières manquent d’originalité. Pourtant cela ne m’empêche pas d’avoir été émue et captivée par le film et par le livre ! Par contre, j’ai l’impression que le livre est devenu trop commercial après son adaptation au cinéma. Quel dommage !

Julie Régnier