Quand la musique s’en mêle…

Alice Sarrazin est une ancienne élève de Théo dont le parcours est plus qu’intéressant. J’ai eu la chance de pouvoir la rencontrer récemment et elle a eu l’amabilité de répondre à quelques-unes de mes questions. Je vous présente donc un petit récapitulatif de son parcours plutôt atypique.

Alice a commencé la musique à l’âge de six ans au conservatoire de Tarbes. Elle a poursuivi l’apprentissage du violon, sans pour autant être inscrite dans une classe CHAM au collège. Elle a fait sa seconde et une première scientifique au lycée Théophile-Gautier. Dès la première, elle a commencé à faire des allers-retours entre Tarbes et le conservatoire de Toulouse, avant de décider de passer son bac au lycée St-Sernin de Toulouse, où elle l’a obtenu avec une mention bien. Alice a toujours souhaité devenir violoniste d’orchestre. A mes questions, elle répond qu’elle ne pourrait pas vivre sans la musique car, grâce à elle, on peut tout exprimer : c’est une langue universelle.

Après avoir étudié pendant trois ans à Toulouse, Alice, qui déclare avoir toujours voulu étudier à l’étranger, apprendre une nouvelle langue et découvrir une autre culture, se trouve aujourd’hui depuis deux ans et demi à Freiburg en Allemagne, dans une Musikhochschule. L’Allemagne est reconnue pour être le pays de la musique : dans la région où elle se trouve, les écoles de musique sont au nombre de cinq.

Les études en Allemagne sont très différentes des nôtres. Les étudiants sont complètement autonomes. Bien que quelques cours soient plus ou moins obligatoires pour pouvoir valider les UV, les élèves ont le loisir de choisir leurs cours et leur emploi du temps. On entre dans cette école sur concours (environ deux ou trois places pour soixante personnes) et le cursus dure huit semestres, avec un examen à valider à la fin. La quantité de travail personnel est élevée et demande une motivation à toute épreuve.

Mais Alice ne fait pas que suivre ses études : depuis trois ans maintenant, la jeune violoniste fait également partie de l’Orchestre Français des Jeunes, formation dans laquelle il est difficile d’entrer et qui impose de repasser un concours chaque année.

Alice envisage d’être violoniste toute sa vie car le violon est sa passion. Nous l’encourageons de tout cœur à poursuivre son rêve !

Lucie Barresi

BDA, tisseurs de liens

Il aura fallu plusieurs mois de préparation en partenariat avec le conseil départemental des Hautes-Pyrénées pour finaliser ce projet fou : un concert du groupe Boulevard des Airs à Tarbes devant un public de près de six mille personnes mais pas seulement… Les membres de BDA souhaitaient également profiter de ce rassemblement pour mettre en avant les différentes associations qu’ils ont pu rencontrer et côtoyer — pour certaines depuis plus d’un an — et qui œuvrent au quotidien dans notre département pour le maintien du lien social, de l’aide, de l’écoute, de la solidarité.

Prévu au départ dans le parc Bel-Air, le concert a finalement eu lieu au parc des Expositions en raison d’un temps capricieux. Dès 19h, les portes ont été ouvertes et un public constitué de jeunes et de « moins jeunes », de familles composés d’enfants, de parents et de grands parents… a été invité à aller à la rencontre des différentes associations présentes sur leurs stands et ateliers.

Nous avons ainsi pu découvrir l’école du cirque Passing de Tarbes qui proposait de s’initier au jonglage et aux exercices d’équilibriste. Nous avons été invités à laisser des messages à l’arbre à palabre auquel ont participé différentes associations locales qui viennent en aide aux plus démunis et qui cherchent à sortir les personnes en grande difficulté sociale de l’isolement et de l’exclusion.

Nous avons même eu le plaisir de rencontrer Florent Dasque, un des leaders de BDA, venu se mêler au public et de partager quelques mots avec lui en toute simplicité.

La présentation des associations s’est poursuivie sur scène avec l’interprétation de chants et de danses traditionnelles de Mayotte par l’association Fleur de Vanille.

A la fin de leur prestation, nous sommes allés à la rencontre de ces femmes et jeunes filles mahoraises et leur avons demandé de nous présenter leur association et ce qu’elles ont ressenti en participant à ce projet :

« Ce sont nos mères qui ont créé en 2014 l’association Fleur de Vanille qui est basée à Tarbes. Dans cette association vous pouvez découvrir et apprendre les danses traditionnelles et religieuses de Mayotte et des Comores. On y prépare également des repas traditionnels. Toutes les personnes sont les bienvenues. Vous êtes les bienvenus !  C’est grâce à l’EPIC (Espace Public d’Initiatives Citoyennes) basé à Solazur que nous sommes venus ce soir. Sur scène c’était trop bien ! Un truc de ouf !»

Les enfants et ados de la Ferme thérapeutique d’Escala les ont suivis sur scène. Cette ferme thérapeutique est une unité de soins extérieurs qui dépend des hôpitaux de Lannemezan. Elle accueille des jeunes qui ont des troubles psychiques. C’est à l’occasion de la participation du groupe à un atelier thérapeutique autour de la musique, que ces jeunes, parmi lesquels Léa que nous avons interrogée, ont eu la chance de rencontrer les membre du groupe BDA :

« Il y a tout de suite eu une accroche avec le groupe BDA et l’an dernier, quand nous les avons vus en concert, nous avons eu envie d’interpréter à notre façon une de leurs chansons, dans une version un peu rap. Ils nous ont alors demandé de nous produire lors du concert de leurs 10 ans à La Gespe et de revenir aujourd’hui. Mais ce soir, quand nous sommes montés sur scène, je me suis dit qu’on n’allait pas y arriver. Heureusement, en chantant, le stress est tombé. Et puis nous formons un groupe soudé qui s’est vraiment éclaté et qui fait partie d’une association qui est vraiment géniale ! »

Sont également montés sur scène Océane Dub et Mamadou Diallo, deux jeunes du Foyer de l’enfance de Tarbes. Les Foyers de l’enfance ont pour mission d’accueillir tous les mineurs en difficulté ou en danger. Mamadou Diallo est un jeune immigré guinéen battu et torturé au cours de son exil vers la France… Océane nous a expliqué que le texte poignant qu’ils ont interprété et qu’ils ont écrit ensemble raconte la vie de Mamadou.

Le concert de Boulevard des Airs qui a suivi a été exceptionnel. Sur scène, comme à leur habitude, Sylvain, Florent, Jean-Noël, Jean-Baptiste, Melissa, Manu, Laurent, Jeremy… ont su transmettre à la foule leur énergie débordante et ce d’autant plus, que ce soir là, ils étaient « à la maison » !

Chacune de leurs chansons a été reprise avec intensité, ferveur et enthousiasme par les six mille personnes présentes. Beaucoup d’émotions et de sourires ont été échangés entre le groupe et le public tarbais mais également parmi la foule avec ses amis, sa famille, ses voisins d’un soir…. Tous étaient heureux de se retrouver ou de se rencontrer et de partager ensemble ce moment d’exception. Par le biais de cette soirée, le groupe BDA a réussi son pari : réaliser un magnifique concert mais également mettre en avant l’importance du lien social, trans-générationnel et multi-culturel !

Hélène Lafitte & Nathan Tumbarello

 

Du cœur au stylo !

Jean-Baptiste Bullet, plus connu sous le nom de JB Bullet est un chanteur tarbais. Découvert par le grand public après les attentats de Charlie Hebdo en janvier 2015, il avait rendu hommage aux victimes dans une vidéo où il chantait « Je suis Charlie ».

Nous l’avons rencontré pour qu’il nous parle de son premier album « Du coeur au stylo » qui sortira le samedi 23 avril. Et c’est à cette occasion qu’il montera sur la scène de la Gespe.

Quand t’es-tu lancé dans la musique ?

Au départ, je suis autodidacte. J’ai appris la guitare avec mon père sur ses vieux cahiers avec des morceaux de Cabrel, d’Aznavour… Il n’y avait pas YouTube à l’époque, pas de tutos !

Et quand, j’ai décidé de me lancer à fond dans la musique après mes études de notaire, j’ai pris des cours de guitare, de chant et de MAO (Musique Assistée par Ordinateur) pour progresser et me professionnaliser.

Au départ, nous avons essayé de trouver des dates dans des bars des Hautes-Pyrénées. Et puis, j’ai écrit la chanson « Je suis Charlie ». Et à partir de ce moment-là, ça a pris de l’ampleur. C’était impressionnant ! 

Tu as eu en effet beaucoup de succès avec la chanson « Je suis Charlie ». Comment l’as-tu écrite ?

J’étais devant la télé et j’ai ressenti le besoin d’écrire. Le lendemain matin, je me suis enregistré vite fait avec ma webcam et j’ai publié la chanson sur Facebook. Le soir, en rentrant chez moi, je me suis rendu compte de l’ampleur que ça avait pris.

Ce buzz a-t-il été facile à gérer ?

Avec le recul, il faut reconnaitre que cela a été assez compliqué. Déjà, le contexte était dur pour la nation, on ne s’y attendait pas. Et puis, c’était également très impressionnant pour moi. Il a fallu que je fasse plusieurs allers-retours à Paris pour passer à la télé et à la radio, parfois même en direct ! Je n’y étais pas préparé. Cela a été éprouvant.

Aujourd’hui tu te prépares à sortir ton premier album qui s’intitule « Du coeur au stylo »…

Ce titre vient d’une interview donnée au Parisien le lendemain des attentats de Charlie. A la journaliste qui m’interrogeait, j’ai expliqué que j’avais écrit cette chanson directement du cœur au stylo et j’ai gardé cette formule.

Et quels sont les messages de tes chansons et le style musical de ton album ?

Les musiques sont un mélange de plusieurs styles : folk avec beaucoup de guitare, rock, electro… mais l’accent a surtout été mis sur les textes. J’ai voulu aborder des thèmes comme la société, la solidarité… et j’ai essayé de construire une histoire, celle d’un jeune homme très impliqué dans la vie sociale et qui veut aider son prochain au niveau local mais qui est rattrapé par la société. Il se remet donc en question et part sur les routes pour trouver des réponses.

Pochette de l’album

Comment as-tu enregistré cet album avec tes musiciens ?

Nous l’avons enregistré à la maison en un temps record de cinq semaines. C’était une sacrée aventure. Nous avons très peu dormi pendant quatorze jours mais nous sommes très contents du résultat. Ça sonne très live parce que cet album est justement avant tout un support pour le live.

Tu te produis donc à la Gespe samedi 23 avril. Comment as-tu créé ton spectacle ?

J’ai voulu un spectacle immersif sans tomber dans la comédie musicale. Nous avons beaucoup travaillé les jeux de scène, les lumières, les placements et les costumes avec la créatrice tarbaise Sophie Matéos.  Anaïs et Alexandre m’accompagneront à la batterie, Roocky et Mohamed à la basse, Bertrand au clavier et Thomas à la guitare. C’est vraiment le spectacle d’une bande de copains.

JB Bullet et ses musiciens vous attendent nombreux samedi 23 avril à la Gespe pour découvrir ce premier album !

Louis & Tom Lefèvre

Le concert de Boulevard des Airs à « Théo »

Au mois de septembre un appel avait été lancé à tous les musiciens de Théo pour les inviter à venir jouer avec le groupe Boulevard des Airs.

Un groupe d’élèves et de professeurs s’est constitué sous la direction de Nathan Tumbarello parmi lesquels Hugues Bonnet, Lucas Lalanne (batteurs), Dorian Bures, Mali Ladeveze (bassistes), Vincent Rodriguez, Inès Vaillant (pianistes), Matthieu Jeannet, Jeanne Serrière (guitaristes), Camille Aspect,  Hélène Francès (violonistes), Baptiste Chauvin, Pierre-Louis Laborde (trompettistes), Léo Lapèze, Anna Pujo (saxophonistes), Hervé Cazcarra et Rubén Vega (chanteurs).

Tous se sont retrouvés le mercredi après midi pour répéter.

Et c’est au mois de janvier dernier qu’ils ont eu le plaisir d’accueillir cinq membres du groupe BDA : Sylvain Duthu, Florent Dasque, Jean-Noël Dasque, Jean-Baptiste Labé et Melissa Doya (ancienne élève de Théo).

Les apprentis journalistes de ThéoNet ont eu la chance réaliser une interview du groupe.

Puis nos musiciens ont eu l’honneur d’ouvrir le concert en jouant « Lo vamos a intentar » devant le groupe BDA et face à une centaine d’élèves et de personnels de l’établissement réunis pour l’occasion.

« Cela fait bizarre de voir et d’entendre ses propres morceaux joués par d’autres. D’autant que c’est une chanson que nous n’interprétons jamais vraiment sur scène. » a confié Sylvain au public avant de rejoindre les musiciens de Théo pour chanter et jouer avec eux « Cielo Ciego ».

Le concert s’est terminé avec un véritable bœuf sur une chanson de Noir désir « Le vent nous portera… » que personne n’avait répétée mais qui, sous le regard bienveillant du groupe BDA envers nos talentueux musiciens, a été un moment intense de partage ressenti par l’ensemble du public.

Le lycée Théophile-Gautier, le journal ThéoNet, l’ensemble des musiciens et des spectateurs tiennent à remercier le groupe Boulevard des Airs :

« Merci pour ce super moment… tout en musique, partage et simplicité… Cela a été un vrai bonheur dont on vient à regretter qu’il soit déjà passé. Mais nous avons des souvenirs et des émotions plein la tête.

Merci donc à tous les cinq pour ces échanges, ces sourires, pour la bienveillance dont vous avez fait preuve et pour avoir toujours su nous rassurer en nous disant que cela se ferait. Et ça s’est fait ! Et c’était merveilleux ! »
Hélène Lafitte

Boulevard des Airs se confie à ThéoNet !

L’idée est née un soir de mai lors du concert de Boulevard des Airs à Ger en Béarn : faire venir le groupe BDA au lycée afin de réaliser une interview vidéo, et peut-être même les faire jouer quelques morceaux en compagnie des musiciens de « Théo ».

Le groupe BDA, habitué à se rendre dans les  établissements scolaires, a tout de suite répondu favorablement à l’appel de Louis et Tom Lefèvre pour le côté interview et à celui de Nathan Tumbarello pour la partie musicale.

En septembre Mme Hélène Lafitte, organisatrice de ce beau projet, a recruté des musiciens au sein du lycée. Après plusieurs répétitions le mercredi après-midi, le grand jour est enfin arrivé ! Le lundi 25 janvier, « Théo » a eu le grand honneur de recevoir Boulevard des Airs. Le groupe tarbais a été interviewé avant de donner un concert original accompagné d’une quinzaine de musiciens du lycée pour la plus grande joie d’un public très enthousiaste. Voici l’interview menée par Lucie Barresi, Marie Caillabet, Lucie Chauvat, Capucine De Gères, Enora Solé, filmée et réalisée par Louis et Tom Lefèvre.

Vous découvrirez prochainement les images de cette très belle soirée.

L’équipe de ThéoNet

 

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Répet’ des musiciens de « Théo »

Pour la troisième fois ce mercredi, nos musiciens de Théo se sont retrouvés à la Chapelle pour répéter, ensemble, deux morceaux du groupe tarbais Boulevard des Airs.

Dirigés par Nathan Tumbarello, élève de terminale, ce groupe se compose à la fois de lycéens et de professeurs. Nous y retrouvons deux batteurs (Hugues Bonnet et Lucas Lalanne), deux bassistes (Dorian Bures et Mali Ladeveze), deux pianistes (Vincent Rodriguez et Inès Vaillant), deux guitaristes (Matthieu Jeannet et Jeanne Serrière), deux violonistes (Camille Aspect et Hélène Francès), deux trompettistes (Baptiste Chauvin et Pierre-Louis Laborde), trois saxophonistes (Léo Lapèze, Anna Pujo et Nathan Tumbarello) et deux chanteurs (Hervé Cazcarra et Rubén Vega).

Ils se produiront à l’occasion d’un petit concert privé courant 2016 et nous les retrouverons sans aucun doute sur les planches de la scène du Carnaval de Théo ou à l’occasion de la Journée des Talents.

Hélène Lafitte – Louis & Tom Lefèvre

 

Interview de Yann’sine (The Voice 4)

Voici une interview du talentueux Yann’sine Jebli, qui est actuellement dans l’équipe de Mika pour la quatrième saison de l’émission The Voice France.

 

Chloé : Coucou Yann’sine ! Tout d’abord, merci d’avoir accepté l’interview. D’où te vient ta passion pour le chant ?

Yann’sine : Au départ, ma passion c’est le dessin, et les mangas en particulier. Je m’évadais comme ça, la science-fiction me passionne. Le jour de mes 15 ans, mon père m’a offert un téléphone portable d’occasion. Il y avait une chanson en arabe préenregistrée, et je l’écoutais tous les jours en allant au collège. Puis un jour, j’ai fini par la chanter tout en dessinant dans ma chambre. Mon père a déboulé et m’a dit que j’avais une super voix… J’ai ri !

 

C : Et il me semble que tu as fait une autre émission de chant auparavant… Comment as-tu fais pour l’intégrer ?

Y :  Mon père et ma sœur m’ont inscrit, sans m’en parler, à un casting pour « Studio 2M », une sorte de « Star Academy » marocaine. Ils m’ont refusé car je n’avais pas encore fini de muer. L’année d’après, je me suis représenté, entre temps, j’avais fait de la musique avec des copains dans un garage. Au casting, à Rabat (Maroc), ils m’ont refusé. Alors je suis parti une nuit, j’ai fait 18 heures de bus pour rejoindre le casting suivant à Dakhla (Maroc). Là, je me suis métamorphosé, ma coiffure et mon look ont totalement changé et ils m’ont pris. Je suis allé jusqu’en finale, tout le Maroc était scotché devant cette émission très populaire. C’était une expérience incroyable.

Dakhla YJ       Rabat YJ

 

C : Continues-tu tes études ?

Y : Suite à ma participation à l’émission, j’ai raté mon bac… J’ai donc été obligé de le passer en candidat libre. Sans succès ! Je ne suis donc pas un exemple à suivre pour des lycéens.

 

C : Il y a un grand nombre d’auditions avant de passer devant les coachs… Comment cela s’est-il passé pour toi ?

Y : The Voice est pour moi une aventure unique qui m’est tombée sur la tête alors que je ne m’y attendais pas. En plus, j’étais demandé en même temps sur plusieurs émissions: X-Factor arabe, The Voice arabe et Rising Star, qui allait commencer en septembre. J’étais placé devant un choix difficile. Je me suis donc présenté aux auditions de The Voice à Paris (1000 personnes), à l’audition finale (220 personnes), puis à l’enregistrement des auditions à l’aveugle (130 filmés, 66 retenus). Pour moi, ce jour-là, c’était déjà incroyable. Là je me retrouve après les battles et l’épreuve ultime avec 15 autres talents, des voix de fous, des coachs fabuleux… Je me demande tous les jours si je rêve ou non. Travailler avec Mika comme coach c’est juste INCROYABLE ! Côtoyer Florent Pagny, Jenifer et Zazie est une immense chance.

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© instagram de Yann’sine

 

C : Comment vis-tu ton expérience de The Voice ?

Y : Il faut se rendre compte que participer à une émission télévisée, c’est beaucoup de travail, de joies mais aussi de stress, avec plein de choses à gérer : les relations humaines ne sont pas si simples. Par exemple, entre « talents », il y a une bonne ambiance mais évidemment, on se rend vite compte qu’on est aussi des concurrents. Le tout est de ne pas se transformer en adversaires, et encore moins en ennemis. Mais bon, ce n’est pas toujours facile, chacun étant comme il est, sans compter les entourages, ceux qui donnent des conseils, qui mettent en place des stratégies, etc… Humainement, c’est donc assez riche comme expérience.

 

C : Qu’est-ce que cela te fait quand les gens te reconnaissent dans la rue, te demandent des photos, etc ?

Y : Ça fait super plaisir bien sûr. J’essaie d’être disponible. Bon, parfois, les gens ne comprennent pas qu’on puisse être pressé, contrarié, fatigué, ou qu’on ait envie d’aller aux toilettes, mais on est de simples êtres humains quoi, pas des extraterrestres  — parfois, j’aimerais bien !

 

C : Quel ton style de musique ?

Y : J’aime toutes sortes de musiques, y compris l’opéra. Disons que j’aime bien la musique métissée. La pop délirante m’excite aussi. Je découvre aussi davantage ces temps-ci la beauté des textes de la langue française. N’oubliez pas que je suis de culture arabe, la musique arabe est très différente : nous avons des quarts de tons, et ce qui peut vous sembler faux dans une mélodie arabe c’est pour nous le sommet de la subtilité. Il faut donc apprendre à nous écouter.

 

C : Un indice sur ta chanson de samedi ?

Y : Samedi, je vais chanter en français. C’est un challenge pour moi mais cette chanson, je la sens bien car elle me touche particulièrement. Vous la découvrirez avec moi mais vous la connaissez déjà sans doute. Et j’espère que vous vous reconnaîtrez un peu en elle.

 

C : Que prévois-tu pour la suite ?

Y : Déjà, je ne sais pas jusqu’où j’irai dans le jeu. Le rêve pour moi serait la tournée car j’aime la scène. Si j’ai la chance de la faire, j’aurai un mois de juin ultra chargé. J’ai aussi mis au point un spectacle avec quatre fabuleux musiciens français. J’ai des dates qui s’annoncent, et aussi un projet d’album. Tout cela demandera du temps et de la patience. Enfin, en août, je compte bien retrouver mon petit village de Tan-Tan Plage — attention, c’est le plus beau du Maroc, pas de discussion ! — car il y a ma famille et mes amis là-bas.

 

C : Un mot pour la fin ?

Y : Je voulais vous dire aussi que je crois en la fraternité, en l’amitié, que la musique peut être un pont entre les gens pour traverser les frontières. Pas seulement les frontières matérielles, mais aussi celles que nous nous mettons parfois dans nos têtes. N’écoutons pas ceux qui voudraient nous opposer ou provoquer des conflits. Nous avons le même sang dans nos veines. Comme le chante Indila dans « Dernière danse », on est des enfants du monde. ne jamais l’oublier.

 

C : Merci beaucoup Yann’sine ! Bonne chance pour la suite !

 

Voici les liens des réseaux sociaux où l’on peut retrouver Yann’sine Jebli :

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Instagram

 

© Yann'sine Jebli
© Yann’sine Jebli

 

 

 

Chloé Flamand

Interview de Lioan, candidat de l’émission The Voice 3.

Lors de la soirée du 1er Novembre 2014, j’ai eu l’opportunité d’interviewer trois talents de l’émission The Voice suite à leur concert à Gourdan-Polignan. Voici l’interview de Lioan :

Chloé : Dis-moi, ton étiquette « The Voice » n’est-elle pas trop dure à porter parfois ?

Lioan : Alors, non, pas spécialement, parce que c’est une émission que j’ai beaucoup appréciée, les gens sont super gentils ! Après, c’est vrai que des fois, quand tu vas faire tes courses, que t’es un peu fatigué, pas forcément apprêté, les gens viennent vers toi, et ça te fout un peu le speed ! Mais sinon ça va, je ne regrette absolument pas d’avoir fait cette émission-là, c’était une très bonne expérience, et je le vis très bien.

C : Nous avons récemment pu constater que tu avais enlevé tes piercings, pourquoi donc?

L : Pour mon album, j’aimerais bien avoir une image un petit peu plus neutre, moins extravagante. Et puis même pour moi, je me sens mieux comme ça. Ça a été une partie de mon adolescence qui est maintenant terminée et voilà, j’ai fait ma crise.  (rires)  Du coup, je me sens mieux sans.

C : Est-ce que tu composes ? Et si oui, qui t’inspire ?

L : Oui. J’ai composé l’intégralité de mon album, auteur/compositeur, j’ai fait la musique, et les paroles aussi. Après, les personnes qui m’inspirent pour cet album sont Serge Gainsbourg pour les paroles, et The Doors pour la musique.

C : De bonnes inspirations musicales ! Décris-nous ton univers en trois mots.

L : En trois mots… (il réfléchit) Mmh… Alors… C’est assez compliqué comme question, je ne me la suis jamais posée d’ailleurs ! (rires) Pour l’univers de mon album, je dirai soul, intimiste et chaleureux. Mon but en fait, comme le concert de ce soir d’ailleurs, c’est que les chansons puissent s’écouter autant dans la voiture, que devant le feu de cheminée, que pendant un repas, tu vois, il n’y a rien d’agressif, ce sont des chansons assez douces. Je pense que c’est de qualité, et c’est un peu… « Passe-partout », enfin, qui s’adapte aux situations.

C : Oh, ça a l’air cool tout ça !

L : J’espère, on verra ! (rires)

C : Et à part la guitare, est-ce que tu joues d’autres instruments ?

L : Je fais de la guitare oui, je m’accompagne, car je ne suis absolument pas guitariste, je suis totalement désastreux en guitare ! Je sais faire un peu de piano, je joue deux, trois morceaux, pour m’accompagner toujours. Principalement, c’est le chant quand même. Je ne serai jamais guitariste!  (rires)

© - MyTF1 - The Voice - 2014
© – MyTF1 – The Voice – 2014

C : Ton album sera en français ou en anglais ?

L : Intégralement en français !

C : Pourquoi ?

L : Parce qu’on est en France, qu’on a une très belle langue, et que j’ai envie de la partager ! Je pense qu’elle est super intéressante à exploiter, il y a pleins de jeux de mots, d’images… Oui, c’est ça en fait, il y a un très grand terrain à exploiter, bien plus que pour la langue anglaise. Même si j’adore l’anglais, que je chante un peu en anglais, je me suis dit que j’allais le faire en français car c’est une langue pour laquelle j’ai beaucoup d’amour.

C : D’ailleurs, ton album, quand va-t-il sortir ?

L : Il n’y a pas de date prédéfinie, je prends mon temps, j’espère entre la mi et la fin 2015, mais en attendant il y aura quelques duos avec des personnes qui sont déjà connues, et peut-être je sortirai un single ! Mais voilà, je n’en dis pas plus, on verra ! Ça arrive !…

C : Oh, j’ai super hâte ! Et nous avons pu remarquer que des camarades de The Voice tels que Maximilien Philippe, Natacha Andréani ou Gwendal Marimoutou ont intégré une comédie musicale. Est-ce que ce serait un projet qui pourrait t’intéresser ?

L : J’adore voir mes potes dedans, mais ce n’est vraiment pas mon délire. J’ai réellement envie de faire mon album, ma tournée si ça marche, donc non pour une comédie musicale.

C : As-tu d’autres projets ? Mis à part ton album, tes duos et tes prochains singles ?

L : J’emménage à Bruxelles ce jeudi 7 novembre, alors je vais essayer d’organiser des concerts dans le nord de la France et en Belgique et on a un gros concept en préparation avec Juliette et Shade pour mai dans le sud de la France, mais je ne peux pas en dire plus, ce sera vraiment super, et je pense que ça va vous plaire…

C : Génial ! Ensuite, j’ai recueilli des questions auprès de tes fans. Tout d’abord : as-tu des concerts de prévus, et si oui, où et quand ?

L : Actuellement, j’ai quelques concerts de prévus dans le sud en janvier, après du coup je vais organiser des dates vers Bruxelles, et je pense que ça va fonctionner.

C : Ensuite, quel a été ton concert préféré ?

L : J’ai adoré un concert que j’ai fait en Normandie, à St-Lô, avec d’autres artistes tels que Alban Bartoli, Gwendal, Julie Erikssen, Lio, Mikelangelo Loconte, et pleins d’autres personnalités super gentilles ! On a joué devant plus de 25000 personnes, donc c’était une expérience unique, un très très bon souvenir.

C : C’est sûr ! Après, quel a été ton ressenti quand tu as vu tes premiers fans ?

L : Ça fait super bizarre ! Anecdote : la première fois que l’on m’a reconnu, c’était le lendemain des auditions à l’aveugle, avec ma famille on emmenait mon frère à l’aéroport, et je pensais à tout, sauf au fait que je venais de passer à la télé ! Les gens me regardaient trop bizarrement, je croyais que j’avais quelque chose qui n’allait pas quoi, tu vois, et au final je m’en suis rappelé, ils m’ont demandé des photos, à 7 heures du matin…

C : Ça doit faire bizarre !

L : Ça fait bizarre, mais après ce sont de bons souvenirs, je m’en rappellerai toujours ! Aussi, dans mes premiers fans, ceux qui sont venus quasiment tous les jours devant les studios de The Voice pour nous encourager. C’était beaucoup d’amour, c’était des gens extraordinaires, je pense notamment à Nina qui était souvent là devant les studios…

C : Ça doit faire du bien de se sentir soutenu !

L : Oui, mais au début tu trouves ça bizarre, tu ne comprends pas, tu te dis que t’as fait qu’un seul passage télé, et il y a déjà des gens qui t’aiment. Alors tu te dis que waw, c’est fou quand même, parce qu’ils t’apportent tellement, quand t’as des pauses entre deux répétitions, t’as des gens, ils viennent vers toi et te connaissent, c’est super chelou tu vois, ils t’encouragent, prennent des photos avec toi, te font des cadeaux! C’est dingue, délirant, que de supers souvenirs.

© - MyTF1 - The Voice - 2014
© – MyTF1 – The Voice – 2014

 

C : Génial ! Et enfin avec quels talents tu es resté en contact ?

L : Elliott, Shade, Juliette, Charlie, Maximilien, Manon principalement, après je suis resté en contact avec pas mal de monde, puis on a chacun nos projets, alors on ne se voit plus trop…

C : Maintenant, as-tu un message à adresser à tes fans ?

L : Oui grave ! Je vous remercie déjà d’être toujours présents après trois, quatre mois… Ça fait plus non ?

C : Oui, ça fait plus !

L : Je n’ai plus la notion du temps, donc vraiment merci aux personnes qui me soutiennent toujours, qui sont là constamment, qui m’envoient des messages sur les réseaux sociaux, sur Twitter, qui m’offrent même encore des cadeaux, je vous aime très fort et je vous remercie d’encore me soutenir et je vous assure que pour mon album, vous ne serez pas déçus !

C : Et pour terminer, chante-nous une chanson inédite.

L : Ain’t no sunshine – Bill Withers.

C: Bravo !  Je suis fan ! Merci de ta disponibilité, de ton accueil, de ton sourire ! On se retrouve très vite !

L : Oui, très très vite, c’est promis. Merci beaucoup Chloé pour ton interview, c’était super !

                                                                                                                                                                                                             Chloé Flamand

Ghost Stories

Le groupe britannique Coldplay, célèbre pour des titres comme Viva la Vida ou Paradise, a fait son retour sur scène avec la sortie de l’album Ghost Stories (Histoire de fantômes) le 19 mai 2014. Dès la révélation des premiers titres au mois de mars, il avait déjà suscité un certain engouement chez les fans de longue date.

Qui sont-ils ?

Le groupe est constitué de 4 membres : Chris Martin (au chant), Guy Berryman, Jock Buckland et Will Champion.  Martin et Buckland le forment en 1996, alors qu’ils étudient à l’University College de Londres et partagent une passion commune pour la musique. Les deux autres membres viennent s’ajouter au cours de l’année 1998.

Ils connaissent des débuts difficiles (leur premier disque Safety SP n’est vendu qu’à 50 exemplaires), mais ils se sont révélés en 2000 avec l’album Parachute, et ils connaissent la consécration mondiale avec A rush of blood to the head en 2002.

Dès lors, les succès s’enchaînent ; entre 2000 et 2012, ils sortent  5 albums (et 23 singles), réalisent 4 tournées mondiales et collaborent avec des artistes tels que Rihanna (Princess of China).

https://www.flickr.com/photos/sebdevinc/14290916851/
https://www.flickr.com/photos/sebdevinc/14290916851/

L’album

Il est développé à partir de septembre 2013, date à laquelle Coldplay sort le titre Atlas, pour la promotion du film Hunger Games. L’album a été réalisé en collaboration avec des artistes tels qu’Avicii ou Timbaland, et se veut un retour aux sources : si Mylo Xyloto (sorti en 2012) contenait majoritairement des titres au son « électro », Ghost Stories est d’un style plus calme, avec des mélodies plus douces en général.

Trois singles ont été extraits de cet album : Midnight, sorti discrètement le 27 février, puis Magic le 3 mars et A sky full of stars le 18 mai. 10 jours après sa sortie, le disque était déjà numéro un des ventes en France.

Mon avis

Un album somme toute… correct. Je dois reconnaître que Magic et Midnight ne m’ont pas vraiment intéressé : je les trouve tous les deux plutôt ennuyeux, et je dirais même assez plats.

La force réelle de cette composition réside, pour moi, dans A sky full of stars, déjà un peu plus tonique — en même temps, produit par Avicii, il fallait s’y attendre. J’avoue avoir beaucoup aimé les parties instrumentales du refrain, et aussi les paroles, que j’ai trouvé très belles. Un petit bémol, le clip, qui m’a beaucoup déçu : je m’attendais à un paysage du style ciel étoilé,  ou quelque chose qui présenterait une touche de romantisme, mais hélas ce n’est pas ce qui a été choisi ici et la solution retenue ne met vraiment  pas la chanson en valeur selon moi.

Coldplay Concert Stage (Osheaga 2009) with Fireworks & Butterflies - © Anirudh Koul http://www.flickr.com/photos/anirudhkoul/3780195067
Coldplay Concert Stage (Osheaga 2009) with Fireworks & Butterflies – © Anirudh Koul
http://www.flickr.com/photos/anirudhkoul/3780195067

J’ai aussi remarqué le titre Oceans, riche en poésie, qui m’a également assez  intéressé.

Je dirai donc pour finir que c’est un bon retour de Coldplay, même si je m’attendais  à un peu mieux au vu de leurs précédentes créations.

Où les voir en concert ?

Coldplay n’a prévu aucun concert en ce moment. Le groupe se justifie en disant attendre « un succès réellement visible » de l’album. Les plus grands fans peuvent espérer les voir en France courant 2015.

Jean-Philippe Trapes

Les « hits » du top 50 : à écouter ou à jeter ?

© Shawn Tron - http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Avicii_@_London_tentparty.jpg

Pour la première fois, ThéoNet se penche sur le Top 50 des Singles de la France ; on y retrouve des titres de genres et de nationalités très différents. J’ai choisi aujourd’hui de me concentrer sur cinq titres qui « marchent » en me posant la question suivante : leur succès est-il mérité, ou non ?

1. Pharrell Williams – Happy

C’est le genre de tube qu’on entend en boucle à la télé et sur toutes les radios : sauf à vivre au fond d’une caverne, c’est juste impossible de ne pas connaître. Pharrell, qui était un peu discret depuis ses collaborations avec Daft Punk et Robin Thicke, frappe un grand coup en atteignant la première place en France et dans une bonne dizaine de pays.

© Eero Alava - https://www.flickr.com/photos/reegone/4830167129/
© Eero Alava – https://www.flickr.com/photos/reegone/4830167129/

Mon avis : Le succès est mérité. Ce n’est pas bien compliqué : c’est la musique qui me sert de réveil tous les matins. Pas besoin d’être spécialement de bonne humeur, il suffit de l’entendre pour se lever et danser. L’air se retient facilement, les paroles sont super positives, la voix se mélange bien dans la musique… quasiment aucun défaut, parfait. Le clip de 24 heures est d’ailleurs une très bonne idée.  J’ai regardé quelques-unes des vidéos qui ont été tournées sur le même modèle et j’ai beaucoup aimé. A ne pas manquer (même si, comme je l’ai dit tout à l’heure, c’est bien difficile…) !

2. Avicii – Addicted to you

Après un succès mondial avec Wake me up ! et Hey Brother, Avicii revient déjà avec un nouveau titre. Le single est chanté par l’Américaine Audra Mae et atteint la sixième place en France.

© Mark Runyon - https://www.flickr.com/photos/concerttour/8052526402/
© Mark Runyon – https://www.flickr.com/photos/concerttour/8052526402/

Mon avis : Le succès est mérité. Là aussi c’est un grand OUI. La première chose qui m’a frappé quand j’ai entendu la chanson pour la première fois, c’est la superbe qualité de la voix : entre Aloe Blacc1 et les autres, Avicii a vraiment le chic pour se trouver de bons interprètes (il faudra que je pense à écouter un peu ce que fait cette chanteuse d’ailleurs). Mais ce n’est pas tout. J’aime particulièrement l’ambiance un peu sombre qui se dégage des couplets. Après, la musique monte progressivement jusqu’à ce magnifique refrain dance, c’est juste excellent. Plus je l’écoute, plus je deviens « addicted » à cette chanson. Certains ne l’aiment pas, parce qu’ils trouvent ça trop électronique ou pour d’autres raisons. Mais en restant objectif, c’est un titre de qualité qui a largement sa place parmi les sommets de nos charts.

3. London Grammar – Wasting my young years

Tiens, un nouveau groupe ! Même si leur carrière a techniquement commencé en 2009, le trio britannique ne trouve sa place sur la scène mondiale qu’en 2013. « Wasting my young years » est leur principal single qui monte jusqu’à la deuxième place en France après son interprétation dans le télécrochet The Voice par deux talents.

© Alfred Hermida - https://www.flickr.com/photos/hermida/13573497324/
© Alfred Hermida – https://www.flickr.com/photos/hermida/13573497324/

Mon avis : Passable. Il faut bien le reconnaître, on ne s’attaque pas à n’importe quoi. La voix est très belle, la mélodie est très calme, très reposante, très tout ce que vous voulez… mais pas très excitante. Le tempo est vraiment lent, les paroles sont plutôt répétitives et quelque peu dénuées de sens (« Peut-être que je gaspille mes jeunes années »… d’accord, mais répété dix fois, ça ne veut plus rien dire). Je ne peux pas vraiment qualifier ça d’échec, il y a de l’émotion, mais bon, une deuxième place dans les charts françaises, c’est un peu exagéré quand-même.

4. Indila – Dernière Danse

Un autre single adoré des radios. « L’enfant du monde » se fait également connaître en 2013 grâce à ce titre. Son premier album se vend plutôt bien, et « Dernière Danse » se classe deuxième en France. C’est plus que satisfaisant, pour un début de carrière.

© Capitol Records - http://www.capitolrecords.com/
© Capitol Records – http://www.capitolrecords.com/

Mon avis : Passable. Je relance l’éternel débat entre les fans et les haters : d’un côté, il y a ce qui affirment que la chanson est magnifique, émouvante, profonde et que la musique est très originale et touchante… et les autres, qui détestent parce qu’ils trouvent qu’elle se plaint sans raison, et qu’elle parle un peu pour ne rien dire. Je suis d’accord avec les deux avis, et je suis un peu partagé sur ce titre : je l’ai bien aimé la première fois que je l’ai entendue à la radio, il y avait de l’énergie, mais il y a quand même quelque chose qui ne va pas avec les paroles, et ça se voit dès la première phrase : « Oh ma douce souffrance »… désolé, mais c’est le genre de figure de style qui ne fait pas son effet. Le clip est aussi un peu bizarre et désorganisé par moments. Bref, c’est pas vraiment mauvais, mais c’est loin d’être assez bon pour la fameuse deuxième place du SNEP2.

5. Katy Perry ft. Juicy J – Dark Horse

L’interprète de Roar reste sur la route du succès avec ce titre, sorti en septembre 2013 avec l’album Prism, mais qui fait réellement du bruit à partir de Février 2014 avec la sortie du clip. Clip qui rassemble d’ailleurs près de 200 millions de vues, et offre au single une huitième place en France.

© StephenMcleod - https://www.flickr.com/photos/greenboy/3710820358/
© Stephen Mcleod – https://www.flickr.com/photos/greenboy/3710820358/

Mon avis : Bof. J’ai toujours été particulièrement hostile envers cette chanson. J’aimais bien Katy Perry à l’époque où elle faisait des titres comme Firework ou Wide awake ; mais là, elle a voulu essayer le genre de chanson un peu « dark » et ça ne lui réussit pas du tout : c’est ennuyeux à mourir, pas intéressant au niveau des paroles, et même limite vulgaire avec la partie en rap. Le pire de tout reste quand même la mise en scène du clip : pourquoi Katy Perry en Cléopâtre ? Quel sens cela a-t-il par rapport à la chanson ? J’ai regardé une ou deux parodies qui m’ont bien fait rire sur Youtube, à part ça pratiquement rien n’a attiré mon attention. Une belle déception.

1. Voix de Wake me up !

2. Syndicat National de l’Edition Phonographique : regroupe les ventes, diffusions radios en France et réalise les charts.

Jean-Philippe Trapes