Tablao Flamenco

Spectacle Tablao Flamenco à la Bourse du travail  avec Lucas Lalanne Loudet, élève de seconde, Ruiz Cortes Elias, Mariano Zamora Diaz, Marina Pomares et Manuel Rodriguez.

Lucas s’élance sur un cheval invisible pour sauter au-dessus des Pyrénées. Ils se cabrent et se tordent d’abord dans une même énergie.

Puis il reste seul suspendu dans l’air qui s’enroule en volutes autour de lui. Ses cheveux aussi, comme des flammes. Chaque parcelle de son corps a une vibration, les doigts se détachent et pleurent, les yeux noyés, les sourcils arqués, le talon furieux . Est-ce seulement à cause de la plainte de la Siguiriya ? On dirait qu’il n’est plus seul et que  les âmes de tous ceux qui l’ont précédé l’accompagnent. Ses traits sont durs, le visage d’un homme qui a tout connu, sa force, sa générosité .

Il semble porter en lui «  l’Espagne blessée  », chantée par Pablo Néruda. Cette Espagne qui vit, résiste, qui tonne et qui trépigne.

Plus tard dans la soirée,  la Soléa l’apaisera,   sa main sera facétieuse, le visage badin, les talons taquins,  les cheveux sagement dans le dos. Il a rebondi de ce côté-ci de nos montagnes.

Un dernier regard sur le public, les deux cents sourires encore accrochés, les ridules au coin des yeux. C’est bon signe pour l’avenir !

 

Elisabeth Kenesi

Un spectacle « perché »

Mardi 17 Mai, nous nous sommes donné rendez-vous avec la classe de T4 ES au Parvis pour un spectacle peu ordinaire.
En effet tout au long du premier trimestre nous avons travaillé avec la CAF à l’occasion des soixante-dix ans de la Sécurité Sociale. Récompensés pour nos réalisations d’affiches et notre participation, il nous a été donné d’aller voir le spectacle de Chloé Moglia avec l’intention d’y passer une soirée reposante avant le baccalauréat. Certains lycéens, ayant des épreuves de langue le lendemain, ne sont pas venus et ont été remplacés par des élèves de première. Ce spectacle vivant nous a permis de découvrir la grande salle du Parvis, comble pour l’occasion.
La représentation commence alors avec une progression de l’artiste sur un filin d’acier arrimé à une dizaine de mètres au-dessus du public. Sans signe apparent d’effort et avec pour seul bruit, celui de sa respiration, elle se déplace toute en lenteur et comme en apesanteur. Les spectateurs, bouches bées, la regardent non sans crainte d’une chute. Soudain une détonation retentit laissant entendre quelques exclamations. Le calme revenu, l’acrobate reprend son chemin doucement vers la scène. Sur celle-ci se tient un cadran numérique indiquant le temps qui passe, et c’est au bout de vingt-cinq minutes de suspension que Chloé pose un premier pied sur le sol.
La deuxième partie moins spectaculaire et se déroulant sur la scène débute lorsque l’artiste rappelle l’expérience du spationaute David Scott qui, en laissant tomber une plume et un marteau sur le sol lunaire, vérifia l’intuition de Galilée sur la vitesse de chute des corps dans le vide. Elle nous livrera encore d’autres considérations parfois amusantes sur le poids, la masse et l’attirance des «corps massifs». Quatre comparses rejoignent alors Chloé comme pour, par divers exercices, illustrer ou vérifier les propos de l’artiste. Commencent alors des acrobaties toujours aussi lentes autour d’une autre barre de suspension. Une musique alors plus rythmée n’y changera rien, la suite des enchaînements restera tout aussi peu dynamique.
Si la première partie du spectacle a su prendre son temps et la deuxième en a dérouté plus d’un, sans doute les plus réfractaires aux références scientifiques, on dira que ce spectacle un peu «perché» et très contemporain ne nous a pas laissés indifférents.

Nathan Tumbarello

Théâtre : « This is the end »

L’atelier théâtre du lycée Théophile-Gautier a le plaisir de vous inviter à la représentation de sa pièce « This is the end » mercredi 1er et jeudi 2 juin à 20h30 à la Maison des Associations du quai de l’Adour. L’Association socio-culturelle du lycée met en vente les places au CDI au tarif de 5 euros. Vous pourrez également les acheter les soirs des représentations à la MDA.

Mémoires d’un rat

Tout au long de la semaine à 20h30 jusqu’au dimanche 17 avril à 16h00, vous pouvez découvrir la pièce de théâtre Mémoires d’un rat au Pari.

Nous nous y sommes rendues mardi pour assister à l’avant-première. Et quelle avant-première !

Mercedes Tormo de la compagnie « Théâtre du Matin » a réalisé une adaptation et une mise en scène magnifiques du roman écrit en 1917 par Pierre Chaine, poilu de la Première guerre mondiale. Le rat Ferdinand, rat des tranchées, nous conte la Grande Guerre  à sa façon. Un récit très vivant empreint à la fois de drôlerie, de révolte et d’émotion profonde. Vêtu de bleu horizon, Frédéric Garcès réalise une prestation époustouflante dans le rôle de Ferdinand en interprétant à lui seul une quinzaine de personnages. Un vrai tour de force réalisé par cet excellent acteur !

Sous un jeu de lumières remarquable qui nous transporte véritablement sur le front, Frédéric évolue dans un décor très bien pensé. Dans la peau du rat, le comédien tarbais nous plonge dans les tranchées en nous faisant partager avec brio la vie quotidienne des poilus. Comme le dit si bien Mercedes Tormo «  L’acteur construit avec patience et détermination un personnage de rat profondément humain ».

Crédit photos : Gloria Carreño

Le public nombreux ne s’y est pas trompé et l’a ovationné debout durant de très longues minutes.

A l’issue de ce spectacle à la fois captivant et bouleversant, Mercedes Tormo et Frédéric Garcès ont répondu aux questions des spectateurs lors du traditionnel bord de scène.

Nous vous invitons vivement à assister à cette très belle représentation. Vous pourrez également apprécier la magnifique exposition de Pierre Bergé sur la Grande Guerre.

Jeanne & Chloé Serriere

 

L’ATEM au Parvis : la répet’

Vous avez récemment pu découvrir nos impressions sur  le spectacle « Celui qui tombe » de Yoann Bourgeois. Nous vous proposons aujourd’hui d’en découvrir les coulisses en compagnie de Marie Fonte, collaboratrice artistique et danseuse.

L’ATEM au Parvis : « Un soupçon d’originalité »

Lors de notre visite au Parvis, nous, élèves de l’ATEM avons eu la chance d’assister au nouveau spectacle de Yoann Bourgeois : « Celui qui tombe ».

De cette oeuvre contemporaine percent plusieurs messages. Elle aborde en particulier la question de la vie que tout individu se pose à un moment ou à un autre de son existence mais aussi les questions sur les relations humaines, les difficultés de la vie, les rencontres amoureuses, la lutte au quotidien, la solitude ou au contraire la solidarité. Bien sûr, n’oublions pas l’inévitable interrogation sur la mort et le deuil.

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144425-20140710_0548 ©geraldine_aresteneau

Toutes ces interrogations sont réunies en un seul spectacle. Nous avons recueilli pour vous, auprès de quelques personnes ayant participé à cette expérience, leurs avis et leurs impressions sur cette représentation.

Ce tableau relève d’une performance et d’une agilité hors du commun qui en ont impressionné plus d’un. C’est un spectacle complet de par ses moments empreints d’une vivacité énergique mais également de par son côté surprenant et son originalité étonnante. Nous avons noté également un surprenant contraste entre le type de danses qui allie cirque et chorégraphie contemporaine et un genre de musique relativement classique que tout le monde connait. Les danseurs et danseuses nous ont enchantés grâce à leurs figures acrobatiques extraordinaires et leur façon d’interpréter leur chorégraphie.

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144425-20140710_0249 ©geraldine_aresteneau

Malgré cela, quelques longueurs, notamment dûes au fait d’absences de musique, sont regrettables. De plus, le public a pu parfois avoir des difficultés à trouver le fil conducteur en raison de messages trop complexes pour les plus jeunes. Certaines personnes ont aussi trouvé que les bruits de la plateforme en bois qui se tord étaient quelque peu dérangeants.

Toujours est-il que ce fut un spectacle tout particulièrement agréable à regarder; le public en est ressorti des étoiles dans les yeux. Nous en gardons un souvenir mémorable et nous renouvellerons l’expérience avec plaisir !

Lucie Barresi, Dorian Bures & Meithien Lasserre.