Sabre, la nouvelle promotion !

ThéoNet est fier de vous présenter les Théophiliens de la nouvelle promotion du Pôle France sabre et les partenaires d’entraînement.

Les titulaires du Pôle sont :

  • en terminale S ; Clément Perrier (Gémenos) et Mathieu Belkessam (Gémenos)
  • en première ES : Florian Schickelé (Tarbes)
  • en première S : Rachel Pallot (Maison-Alfort)
  • en seconde : Jules Géraud (La Réunion), Noah Lavigne (Bordeaux), Antoine Pogu (Tarbes), Rémi Cadène (Tarbes).

Les partenaires d’entraînement sont :

  • en première ES : Sébastien Patrice (Gémenos)
  • en seconde : Alexandre Stacchetti (Annecy) et Luc Deborde (Tarbes)

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Cette saison 2016-2017 a très bien débuté pour nos sabreurs.

A Gémenos, Florian Shickelé remporte le premier circuit national cadets ! Charles Colleau, ancien élève de Théo qui vient d’intégrer l’Insep à Paris, s’impose dans la catégorie senior tandis que Hugo Soler, encore junior, obtient une très belle troisième place.

Nos sabreurs juniors ont remporté la médaille d’argent par équipe à Plovdiv en Bulgarie lors de première étape de la Coupe du Monde.

Lors du circuit national juniors à Dijon, les membres du Pôle France Sabre ont encore brillé.  Baptiste Dubarry, Jean-Philippe Patrice et Adrien Guyader montent sur les trois marches du podium.

Hélène Lafitte

 

Retour sur son « Everest »

En ce début d’année scolaire, il nous a semblé évident de revenir sur le beau défi de Jean-Christophe Holzerny, notre philosophe triathlète, annoncé dans ThéoNet au mois de juin : le fameux Ironman de Nice.

 Comment votre course s’est-elle déroulée ?

Jean-Christophe Holzerny : « Ce fut une journée merveilleuse : baignade au lever du soleil dans la Baie des Anges, visite à vélo de l’arrière-pays niçois, et balade digestive sur la Promenade des Anglais. Tout cela avec buffet gratuit (enfin presque…) et à volonté sous un soleil radieux !

Plus sérieusement, toutes les conditions étaient réunies pour que les efforts consentis pendant 6 mois soient récompensés : une préparation solide et sans blessure et une motivation sans faille. Les 3,8km de natation ont donné le ton : convaincu qu’il ne fallait pas y perdre trop d’énergie, je me suis malgré tout retrouvé assez rapidement en tête de course chez les amateurs, dans un temps inférieur de 2’ à ce que je m’étais fixé (ce qui m’a valu d’être récompensé par une grande marque spécialisée). Je savais dès la sortie de l’eau que j’étais dans un bon jour. Mais je savais aussi que tout dépendait de la partie vélo : 180km et plus de 2000m de D+. Connaissant parfaitement le parcours (repéré plusieurs fois à l’entraînement pendant mes « vacances »), je décidais de partir prudemment et de laisser les spécialistes me rattraper et me doubler au moins sur la première partie. J’ai malgré tout perdu un peu trop de temps (une dizaine de minutes peut-être) en raison d’un souci matériel, mais sur une course aussi longue, c’est parfois un mal pour un bien. J’abordais en effet le marathon avec beaucoup d’envie et d’énergie. Je repensais à ces séances d’entraînement effectuées volontairement dans un état d’inconfort (sans ravitaillement et en pleine chaleur) pour me convaincre qu’ici, le jour de la course, ce serait toujours plus facile : « train hard, race easy » comme on dit ! J’allais vite m’apercevoir que j’avais raison, et que j’avais beaucoup de réserves par rapport aux autres concurrents. Soucieux de ne pas « tomber en panne », je gérais mon effort (en me forçant même à ralentir sur les 10 premiers kilomètres) et mon alimentation pour parcourir la distance en 3h11’ (chrono à peine espéré avant la course) dans un état de fraicheur surprenant et sur une allure étonnamment régulière. Il y avait même à l’arrivée, après la satisfaction d’avoir réalisé l’objectif que je m’étais fixé durant ces longs mois, le sentiment que j’aurais pu aller encore plus vite.

Bref, après 9h39 de souffrance et aussi de plaisir, je finissais enfin cette course, pleinement satisfait, d’autant que j’apprenais un peu plus tard que je faisais partie des qualifiés pour les championnats du monde à HawaÏ, course mythique s’il en est, et référence incontournable pour tout triathlète. J’ai décidé de ne pas m’y rendre, pour des raisons essentiellement financières mais le projet est désormais envisageable et donc très sérieusement programmé… »

Quel sens donnez-vous à ce genre d’épreuve ?

JCH : « C’est donc d’abord une réflexion sur la maladie, ou plutôt paradoxalement sur la santé, inspirée de ce que soutenait G. Canguilhem, et qui correspond au projet de l’association « A chacun son Everest » : la santé n’est pas « le silence des organes » (Bichat), cet état dans lequel nous ne savons plus que nous avons un corps tant nous l’avons contraint au mutisme, mais au contraire la capacité de se confronter à des situations extrêmes dans lesquelles nous sentons que nous sommes vivants ; être en bonne santé, c’est être « plus que normal », c’est-à-dire être capable de créer des normes nouvelles. Autrement dit, l’expression « dépasser ses limites » n’a pas de sens puisqu’il faudrait pour cela les connaître; de même pour le malade, lutter contre la maladie signifie refuser de la considérer comme une limite ou une norme, et s’y confronter comme le moyen d’atteindre une santé nouvelle.

Plus largement, et d’un point de vue philosophique, la place du corps dans nos sociétés influencées par le cartésianisme est curieusement contradictoire : il y a à la fois une obligation morale au bien-être et un culte du corps, et en même temps une certaine rupture entre le corps et la conscience ou l’esprit qui demeure privilégiée : au mieux le corps est une machine qu’il faut nourrir et entretenir, au pire un fardeau que nous sommes condamnés à supporter. Or comme le suggérait Spinoza, « nul ne sait ce que peut le corps », tant dans ses capacités propres que dans sa participation à la connaissance de soi et du monde qui nous entoure. La santé de l’esprit passe par la santé du corps…

Cette réflexion peut aussi s’étendre à l’existence tout entière, et c’est la vie que nous pouvons considérer comme une épreuve à laquelle il faut donner un but, un sens, c’est-à-dire à la fois une signification et une orientation. Exister c’est s’engager dans une voie incertaine et comme pour tout défi sportif, le chemin compte autant que le but, d’autant plus lorsqu’on n’est jamais sûr de parvenir à l’atteindre. »

Tenez-vous à remercier des personnes qui vous ont soutenu dans ce projet ?

JCH : « Ma course n’était pas une fin en soi, mais un engagement au profit de l’association « A chacun son Everest ». Je tiens donc en premier lieu à remercier toutes celles et tous ceux (famille, amis, collègues,…) qui par leur don ou simplement leur soutien et leurs encouragements, m’ont permis de réussir ce défi au-delà de mes espérances. Merci également à votre journal numérique ThéoNet, dont la qualité n’est plus à prouver et qui a fait connaître mon projet à l’intérieur comme à l’extérieur du lycée (et parfois très loin de nos frontières!). Merci à mes élèves qui se sont montrés bienveillants (ou compatissants ?) en apprenant ce que je m’infligeais quotidiennement. Merci aussi à la direction qui m’a accordé les quelques heures nécessaires, avant et après la course, pour la préparer dans les meilleures conditions, et bien sûr, récupérer de mes efforts. »

Avez-vous reçu des témoignages touchants ?

JCH : « Oui et je souhaite partager avec vous tous cette lettre de remerciement qui m’a été envoyée de la part de l’association « A chacun son Everest », qui suffit à justifier tous mes efforts et qui m’incite à poursuivre mon engagement à leur côté :

Je suis extrêmement impressionnée. Tout d’abord par la réussite du défi sportif mais également pour votre magnifique mobilisation à tous les deux.

Je vous transmets également un petit témoignage reçu de la maman d’une jeune fille qui est venue en stage. Il est très touchant, je voulais vous le partager car vous participez aussi à tout cela ! « C’est avec une immense reconnaissance et le cœur rempli d’émotion que je retrouve ma petite Salomé après une semaine passée chez vous. C’est une petite fille remplie de joie et d’émerveillement que j’ai retrouvé qui a passé une semaine dont elle se souviendra toute sa vie. Je crois qu’elle a gravi son Everest et que papa et maman ne pouvaient pas l’aider à faire ce qu’elle devait faire seule. Merci, infiniment. Merci.

Il n y a pas de mots pour décrire toute la reconnaissance que j’ai pour votre engagement à tous. Je ne sais pas si vous avez vraiment conscience des énormes répercussions du bien que vous faites à des familles entières.

C’est des rêves plein les yeux qu’elle s’endort ce soir et nous le cœur léger de la savoir apaisée. 

Encore mille mercis pour toute l’énergie que vous avez déployée à l’occasion de cette journée pour les enfants d’A Chacun Son Everest ! C’est très touchant. Nous sommes très fiers que vous fassiez partie de notre belle cordée solidaire.

Marie »

Manon Coltée, Andrei Defta & Raphael Giannotta

 

Des sabreurs étincelants

Durant le mois de mai, les championnats de France de sabre senior, junior et cadet se sont déroulés respectivement à Pau, Orléans et Thonon. Nos sabreurs et sabreuses du pôle France ont encore une fois brillé en rapportant une multitude de médailles.

A Pau le 1er mai, lors de la compétition individuelle senior N1 (National 1), Jean-Philippe Patrice a été impressionnant, venant à bout de tous ses adversaires, pourtant bien plus âgés et expérimentés que lui. Il réalise l’exploit de monter sur la 2ème marche du podium. Pendant ce temps, Hugo Soler remportait le titre de Champion de France senior N2.

La veille, l’équipe de Charles Colleau et de Jean-Philippe avait remporté la médaille de bronze en N1. En N2, celle de Baptiste Dubarry et d’Hugo s’est inclinée d’une touche (45 touches à 44) face à l’équipe de Roubaix. Ils terminent donc vice-champions de France.

Les championnats de France cadets se sont déroulés à Thonon les 14 et 15 mai 2016.

Chez les cadettes, Rachel Pallot remporte la médaille de bronze. Maxime Pianfetti est sacré champion de France cadet 2016. Il bat en finale son coéquipier de l’équipe de France Eliot Bibi, par 15 touches à 10. Florian Schickelé finit à une très belle 3ème place et Clément Perrier se classe 9ème.

L’équipe de l’Amical Tarbaise d’Escrime (ATE), avec, entre autres, Maxime et Florian, monte sur la plus haute marche du podium en battant en finale celle de Gémenos où évolue Clément.

Rachel Pallot est sacrée championne de France cadette avec son équipe de Maisons-Alfort.

A Orléans, l’équipe de l’ATE composée de Charles Colleau, Baptiste Dubarry, Jean-Philippe Patrice et Hugo Soler obtient la médaille d’or et est championne de France junior.

En individuel, Jean-Philippe Patrice est sacré champion de France junior 2016. Il bat en finale Quentin Vervoitte par 15 touches à 13. Baptiste Dubarry et Naël Canali finissent 3ème.

Charles Colleau, qui cette fois, a plié face Jean-Philippe Patrice au cours d’un match une nouvelle fois rempli de suspense et d’émotion, termine à la 4ème place.

Cinq membres du Pôle France de sabre, élèves et anciens élèves de Théo occupent donc les cinq premières places du palmarès national junior 2016.

Chez les filles, Rachel Pallot, encore cadette, finit à une belle 12eme place.

Nous sommes fiers de leur très belle saison et avons hâte de les retrouver lors de la Journée des Talents qui se déroulera le 9 juin. A cette occasion, ils nous feront une démonstration de leur immense talent et nous initieront à la pratique de leur sport.

Hélène Lafitte

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un philosophe triathlète

Nous avons réalisé l’interview de Jean-Christophe Holzerny, 42 ans, professeur de philosophie en classe de terminale et en CPGE EC au Lycée Théophile-Gautier depuis 2011. Nageur de formation et triathlète depuis vingt ans, il s’apprête à faire l’Ironman de Nice le 5 juin prochain. Ce défi a pour but de collecter des fonds pour l’association « A chacun son Everest ». Créée et dirigée par le docteur Christine Janin, elle aide les enfants malades du cancer ainsi que les femmes atteintes du cancer du sein à retrouver une vie normale en leur proposant des défis physiques encadrés et adaptés. Médecin alpiniste, Christine Janin a été la première française au sommet de l’Everest et la première femme au monde à atteindre le pôle Nord. Son but est de montrer aux malades, par les défis physiques qu’elle leur propose, qu’ils peuvent surmonter leur souffrance et leur appréhension et croire à nouveau en une vie normale.

Pourriez-vous nous parler de vous ?

Je suis originaire de Nice. Troisième enfant d’une famille qui en compte quatre, j’étais un gamin assez solitaire. Mes parents ont très vite perçu le plaisir que j’avais à être dans l’eau — ou sous l’eau plus exactement — et m’ont inscrit au club de natation local. A huit ans j’ai été repéré par un entraîneur polonais et dès l’âge de dix ans j’ai très vite fait partie des meilleurs nageurs français. Dès la sixième,  je commençais à nager à 6h le matin, avant les cours, puis j’y retournais le soir. Par la suite et jusqu’en terminale je m’entraînais cinq à six fois par semaine. Le sport est donc devenu très tôt dans ma vie une activité quotidienne et importante.

 

Quelles études avez-vous poursuivies ?

J’ai passé un bac C (ancien bac S) par devoir plus que par vocation. Je l’ai obtenu dans la difficulté et j’ai donc décidé de refaire une année de terminale A1 (ancienne TL) pendant laquelle je me suis épanoui, notamment en philo. J’ai poursuivi mes études en prépa littéraire, (hypokhâgne et khâgne) à Nice puis au Lycée Louis-le-Grand à Paris, et j’ai été admis à l’Ecole Normale Supérieure (Ulm). J’ai ensuite obtenu l’agrégation de philosophie en 1998. Au fil du temps, je me suis aperçu que mon travail scolaire était bien plus productif et efficace lorsqu’il était associé avec mes entraînements, même en classes préparatoires.

Vous n’avez jamais voulu intégrer un sport-études au cours de votre scolarité ou bien devenir professeur d’éducation physique et sportive ?

Si j’avais osé décider seul, j’aurais souhaité ne faire que du sport et consacrer mes études à ce domaine. Mais il n’a jamais été question pour mes parents  — et pour moi non plus en fait — que le sport devienne une priorité sur les études. J’avais le droit d’aller nager et de faire du sport. Ma famille m’a toujours soutenu, s’est impliquée dans mes entraînements et mes compétitions, mais il fallait que les résultats scolaires suivent. Pour moi aussi il était important d’avoir une scolarité « normale ».

C’est donc le professorat de philosophie que vous avez plutôt choisi ?

C’est vrai que le lien entre philosophie et sport n’est pas si évident et que mon profil peut paraître étrange. Je me suis senti longtemps déchiré entre ces deux activités. Quand j’étais à l’ENS, entouré d’intellectuels, je préférais cacher que je faisais du sport et dans le contexte sportif on ne parlait pas études, encore moins philosophie. Dans l’histoire de la pensée d’ailleurs, très peu de philosophes parlent du corps, de l’effort physique, sans doute parce qu’ils défendent ce privilège de l’âme sur le corps qui fait croire à l’homme qu’il est au-dessus de l’animal et qu’il est libre, indépendant de la nature. Le corps est même désigné comme une prison pour l’âme depuis Platon. Seul Nietzsche a abordé ces questions en revalorisant l’importance du corps parce qu’il était très malade et qu’il a vécu dans une souffrance physique permanente. Or selon lui, la santé, paradoxalement, ce n’est pas « le silence des organes », qui est une façon de dire qu’il faut que le corps se fasse oublier. Mais c’est tout le contraire : la « grande santé » ne s’éprouve que dans la confrontation à des expériences extrêmes. D’où le sens de mon défi et surtout mon désir de participer à cette association qui incite les enfants en rémission, certainement accablés et fatigués de lutter contre la maladie, à découvrir une souffrance positive, signe de santé et de vie : c’est une réconciliation avec leur corps.

Quand avez-vous commencé les triathlons longue distance ou les Ironmans ?

Pendant mon enfance, j’ai assisté chaque année au célèbre triathlon international de Nice qui s’est transformé en 2005 en Ironman. J’ai pu y côtoyer Yves Cordier, un des grands triathlètes français originaire lui aussi de Nice ainsi que Mark Allen, triathlète américain, qui a remporté neuf fois le triathlon international de Nice et six fois le championnat du monde d’Hawaï. J’ai fait  mon premier triathlon à 18 ans et, pendant mes années à l’ENS, j’ai été recruté par le Racing Club de France. Durant cette année avec l’équipe élite, je me suis entraîné avec des professionnels et j’ai décroché des contrats… Je ne faisais que des distances courtes : 1,5 km de natation, 40 km de vélo et 10 km de course à pied. J’ai très vite compris que j’étais plus fait pour des épreuves d’endurance, aussi bien physiquement que mentalement. L’idée m’est venue d’aller, pourquoi pas, participer un jour au championnat du monde d’Hawaï, le triathlon longue distance le plus connu de la planète. En 2002, j’ai terminé 17ème sur le triathlon international de Nice et en 2003, j’ai fini 9ème du championnat de France longue distance.

Quels sont vos souvenirs les plus marquants ?

Mon meilleur souvenir est sans doute le half-ironman de Barcelone en 2014. C’était la course quasi parfaite ! Je termine deuxième de ma catégorie obtenant ainsi une qualification pour les championnats du monde au Canada le 7 septembre, date malheureusement incompatible avec mon métier d’enseignant.  Le plus mauvais souvenir, surtout pour mes proches, c’est le triathlon de Bilbao il y a trois ans. Dans une eau à 11°C, sous la pluie et dans le vent, j’ai dû abandonner lors de l’épreuve à vélo. Ma température corporelle était descendue à 29°C, et j’ai passé trois heures sous assistance médicale pour retrouver mes esprits !

Qu’est-ce qu’un Ironman ?

Le principe de l’Ironman est né en 1975. C’était un défi délirant, de militaires américains qui souhaitaient savoir qui des nageurs, des cyclistes ou des coureurs étaient les meilleurs. Ils ont donc décidé d’enchaîner les trois courses les plus éprouvantes disputées sur l’île : le Waikiki Roughwater Swim (3,85 km de natation), la course cycliste Around-Oahu (185 km à vélo) et le marathon d’Honolulu (42,195 km de course à pied). Un Ironman se compose donc de 3,8 km de natation, 180 km à vélo et de 42 km de course à pied pour une durée d’efforts de huit heures pour les meilleurs jusqu’à quinze ou seize heures pour les moins pressés… L’esprit originel de l’Ironman, c’est la confrontation à soi et non aux autres, la découverte des capacités insoupçonnées du corps au contraire du facteur limitant de l’esprit : c’est l’âme qui est une prison pour le corps parce que c’est toujours la tête qui décide d’abandonner ou de continuer.

Pouvez-vous nous parler de l’Ironman de Nice auquel vous allez participer le 5 juin ?

C’est une des courses qualificatives officielles pour l’Ironman d’Hawaii. A Nice, il y aura 40 « slots » (places qualificatives)  attribués pour Kailua-Kona dont probablement 7 dans ma catégorie d’âge (40-44 ans). Les places vont être chères car sur chaque Ironman, c’est entre 2000-3000 participants et les meilleurs triathlètes ont souvent entre 35 et 45 ans. Ils ont en effet l’expérience nécessaire pour ce genre d’épreuves longues distances qui nécessitent de la maturité physique et mentale. J’ai d’ailleurs déjà tenté à trois reprises l’Ironman de Nice et j’ai dû abandonner chaque fois sur blessure. J’ai par contre terminé l’Ironman de Barcelone en 2013 (101è sur 2500) avec une fin de course sur le marathon très difficile.

Comment vous préparez-vous pour cet Ironman ?

On ne peut pas être seul dans une telle aventure. Au quotidien il faut le soutien et l’attention des proches (femme et enfants). Par ailleurs, mes deux frères sont des coureurs de très bon niveau et il y a toujours eu de l’émulation entre nous, du soutien, et de la fierté pour nos résultats respectifs.  François est champion de France vétéran de marathon (2h22) ; Benoît, le plus jeune, a été sélectionné en équipe de France pour les championnats du monde de semi-marathon (1h04) et c’est lui qui se charge de mon entraînement en course à pied. En ce qui me concerne, le but premier est de finir, mais toute la préparation se fonde sur des objectifs chronométriques qui permettent de construire les durées et les allures des séances d’entraînement. La réussite dépendra de ma capacité à approcher le plus possible ces objectifs et la satisfaction viendra de tout ce chemin parcouru depuis janvier. Je veux aller au bout de ce que je peux faire réellement. Pour ce qui est de la préparation physique elle-même, après avoir fait le 25 octobre 2015 le trail des Templiers (77 km en 8h54), j’ai fait une pause. Puis j’ai mis en place un entraînement spécifique pour la préparation de cet Ironman à partir du mois de janvier. Il faut en effet environ six mois de préparation pour être « acteur » et non pas subir la course.

Une semaine type, en fonction des cours, des colles en prépa et des copies, c’est si possible trois séances dans chacune des trois disciplines. Je nage souvent entre midi et 14h et je profite des week-ends pour faire des séances plus longues. La moyenne est de 12 à 14h d’entraînement par semaine avec quelques pics à 17 ou 18h. A l’heure actuelle, je suis dans une période où le volume d’entraînement est important. J’ai même profité des vacances de Pâques pour aller faire le repérage du parcours, ce qui est très précieux pour gérer les efforts le jour de l’épreuve. Deux semaines environ avant la course, l’entraînement va baisser en intensité et en volume. C’est d’ailleurs dans cette période de relâchement, à la fois physique et mental, que surviennent les blessures. Il faut être très à l’écoute de son corps.

Que cherchez-vous dans cette pratique ?

De l’extérieur, tout ceci peut paraitre excessif et je ne nie pas qu’il y existe une forme d’addiction. Mais la quête de la souffrance physique et psychique a un véritable sens à mes yeux à condition de bien la comprendre. Très longtemps je n’ai pris aucun plaisir à m’entraîner et je pensais que la seule compensation était le résultat. Ce n’est qu’en débutant le triathlon que j’ai compris la satisfaction physique et intellectuelle qui accompagne la souffrance ressentie. Ce qui est intéressant, c’est quand on se met à l’épreuve de la souffrance et qu’on se rend compte qu’on arrive à la surmonter, qu’on peut la contrôler et même la dépasser grâce à un travail mental. Ce n’est pas la souffrance de la maladie, qui est subie. C’est une souffrance qu’on s’inflige volontairement, qu’on apprivoise au jour le jour. C’est justement ce qui m’a séduit dans la démarche de l’association « A chacun son Everest ! » : « s’appuyer sur la force du parallèle symbolique entre la difficulté de l’ascension d’un sommet et celle du chemin vers la guérison ». J’ai la chance, même si j’ai connu la souffrance subie suite à un grave accident de vélo, de choisir mon défi. Il peut paraître démesuré, mais il n’est pas plus grand que celui de ces enfants qui après avoir lutté pour rester en vie, surmontent concrètement leurs peurs et leur fatigue en escaladant un sommet.

Au mois de janvier nous avons lancé une collecte sur le site « alvarum.com », et nous avons déjà récolté presque 500€ en quelques semaines. L’objectif serait d’atteindre la somme de 1000€ le 30 juin. Il est très simple de faire un don : il suffit d’aller sur le site « alvarum.com », de taper mon nom et de suivre les instructions. L’intégralité des sommes est entièrement reversée à l’association. Il est également possible de suivre sur le site l’actualité de mes courses et de ma préparation. Le paiement est totalement sécurisé et tous les dons, même les plus modestes, sont bienvenus. J’ai aussi créé une page, « la collecte de Jean-Christophe Holzerny » sur Facebook.

Si vous voulez avoir de plus amples informations sur les missions de l’association, n’hésitez pas à aller visiter le site « A chacun son Everest ! ».

Léa Cazalas & Chloé Cazajous

Sur le toit du monde !

Lors de la coupe du monde junior de sabre qui s’est déroulée à Bourges, Charles Colleau a confirmé son titre de champion d’Europe décroché il y a quelques semaines à Novi Sad en Serbie. Il a réalisé l’exploit de décrocher le titre mondial après une journée de compétition très forte en émotions.

En effet, comme au championnat d’Europe, sa route a malheureusement croisé celle de son coéquipier Jean-Philippe Patrice.

Et comme au championnat d’Europe, ce quart de finale restera sans doute l’un des matchs les plus difficiles pour Charles. Mené 6 touches à 1 par un Jean-Phi explosif et visiblement déterminé à prendre sa revanche, il ne s’est pas laissé déstabiliser et est revenu à une touche à la pause (7 touches à 8). A partir de là, la rencontre a été  très accrochée et les deux sabreurs se sont retrouvés sur un score de parité à 14 touches à 14.

Cette fois encore, l’ultime touche de Charles prive Jean-Philippe d’une médaille mais le titre de Charles aura à coup sûr quelque peu consolé son camarade.

Après une demi finale, assez facilement gagnée 15 touches à 11 contre le Russe Gladkov Andrey, Charles s’est retrouvé en finale face à un autre Russe, Anatoly Kostenko.

Une finale très accrochée ! Mené 13 touches à 12, Charles ne tremble pas et assène à son adversaire  les trois dernières touches qui le mènent à la consécration suprême.

Vingt et un an après, il rejoint ainsi dans la légende le seul champion du monde junior que le sabre français comptait jusque-là, le champion olympique Damien Touya, lui aussi Tarbais et ancien élève de « Théo ».

L’année prochaine, Charles entrera dans la catégorie sénior. Nous espérons que ses coéquipiers de l’équipe de France Jean-Philippe, Baptiste, Hugo, toujours juniors, auront acquis de l’expérience lors de ces championnats du monde et qu’ils glaneront des titres à leur tour.

Retrouvez l’interview que Charles a accordée à ThéoNet dans son ancien lycée.

Hélène Lafitte, Louis & Tom Lefèvre

Lourdes capitale du VTT !

L’équipe de ThéoNet s’est déplacée à Lourdes, capitale mondiale du VTT de descente le temps d’un week-end. Après le vif succès enregistré l’an passé, l’Union Cycliste Internationale (UCI) avait à nouveau choisi la piste du Pic du Jer pour l’organisation de la première manche de la coupe du monde Mountain Bike UCI présentée par Shimano. Cette édition 2016 a encore réuni des milliers de spectateurs qui ont assisté aux descentes vertigineuses des champions. Le Français Loïc Bruni, après avoir survolé les qualifications du samedi, a malheureusement chuté lors de la finale remportée avec brio par l’Américain Aaron Gwin.

© Tom Lefèvre
Loïc Bruni – © Tom Lefèvre

Auteur d’un énorme run, le Californien réalisait un superbe chrono et distançait les autres concurrents devant un public émerveillé. Un peu plus tôt, la Britannique Rachel Atherton, triple championne du monde et vainqueur de la coupe du monde de cette discipline la saison dernière, survolait la compétition féminine en devançant de quatre secondes sa compatriote Tahnée Seagrave.

© Louis Lefèvre
Rachel Atherton – © Louis Lefèvre

Cette première manche organisée de main de maître par Lourdes VTT et sponsorisée notamment par Red Bull a connu encore une fois un énorme succès populaire. Souhaitons que le très beau parcours du Pic du Jer devienne un haut lieu du VTT descente et un rendez-vous incontournable pour les amoureux de cette discipline ô combien spectaculaire !

Hélène Lafitte, Louis & Tom Lefèvre

Championnes !

Le mercredi 23 mars, à Pamiers en Ariège, l’équipe de danse UNSS du lycée a participé à la compétition interdépartementale qualificative pour le championnat académique.
Sur les quatre équipes concourant en catégorie lycée, seules les deux premières pouvaient être qualifiées.
Les danseuses Magali Claude, Mélanie Fourcade, Chloé Huerta, Laurine Joachim, Olivia Lleres et Julie Régnier sont montées sur scène pour défendre les couleurs de Théo, accompagnées de Julie Faucher en tant que jeune officielle, et encadrées par leur professeur d’EPS Isabelle Plagnot.
Les chorégraphies sont notées uniquement par de jeunes officiels sur des critères précis concernant la scénographie (costumes, décors, lumières, entre autres), l’interprétation, les qualités techniques, l’originalité et les émotions procurées aux juges.
Julie Régnier nous en dit plus sur leur chorégraphie :  » Nous avons travaillé cette année sur le thème de la plume. Le titre de notre chorégraphie est « Écriture » et notre argument, qui explicite le fil conducteur de la chorégraphie et le processus de création, est « Où ma plume m’emmène, où mes idées m’emmènent ». Mme Plagnot a choisi le thème, la musique, les costumes mais nous a demandé notre avis sur tous les choix qu’elle a faits. Elle nous a donné des pistes, des éléments pour créer nos propres « phrases » qui viennent s’ajouter aux unissons qu’elle a créés.  Nous ne faisons pas qu’apprendre une chorégraphie, nous sommes dans un esprit de création : chacune peut apporter ses idées, et cette année notre chorégraphie est une réflexion  sur l’inspiration de l’écrivain. »
Nos Théophiliennes ont terminé à la première place devant l’équipe du lycée Sarsan de Lourdes qui s’est également qualifiée pour disputer le championnat académique le 13 avril à Albi.
Félicitations à nos jeunes et belles danseuses et bonne chance pour la suite !
Hélène Lafitte

Les grimpeurs de Théo aux académiques

C’est dans le gymnase rempli à bloc du collège Desaix de Tarbes que se sont déroulés les championnats académiques d’escalade. Mercredi 30 mars, 20 équipes de collèges et 16 équipes de lycées venues de toute la région se sont confrontées aux voies préparées par les organisateurs et, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y a eu du spectacle. En effet, seuls les meilleurs grimpeurs de chaque département avaient le droit de concourir. Il se sont départagés en escaladant les six voies traditionnelles en plus de deux voies de « bloc » sans encordement. Les performances se sont enchaînées sous les applaudissements du public.

Cette année, « Théo » était représenté par Adrien Doléac, Alice Valdéavéro, James Carson et Laure Pelay-Lardies qui avaient remporté la médaille d’argent aux championnats départementaux. Ils se classeront finalement sixième de ces championnats académiques.

Louis Lefèvre

Mondiaux d’escrime

Les championnats du Monde d’escrime 2016 vont se dérouler au début du mois d’avril à Bourges.

Maxime Pianfetti ouvrira la compétition dans la catégorie des cadets.

Vous pourrez retrouver tous les résultats de Maxime et même suivre ses matchs en direct et en streaming le vendredi 1er avril  à partir de 10h pour la compétition en individuel et le lundi 4 avril à partir de 8h30 pour la compétition par équipe.

Puis ce sera l’entrée en lice de l’équipe de France junior composée uniquement de Tarbais, tous anciens élèves de Théo : Charles Colleau, Baptiste Dubarry,  Jean-Philippe Patrice et Hugo Soler.

Vous pourrez suivre leurs matchs en streaming  et connaitre leurs résultats en direct le mardi 5 avril  à partir de 10h00 pour la compétition individuelle et le vendredi 8 avril à partir de 8h30 pour la compétition par équipe.

Bonne chance à tous — et rapportez-nous encore de belles médailles !

Hélène Lafitte