Comment un jeune d’origine étrangère s’adapte-t-il dans un lycée français ?

De nombreux élèves d’origine étrangère sont scolarisés en France. Au lycée, par exemple, on trouve des élèves de différentes nationalités. C’est mon cas. J’ai donc décidé d’interroger plusieurs d’entre eux pour tenter de comprendre comment ils ont réussi à s’adapter à leur nouvelle vie en France.

Je commencerai par mon propre cas, et ensuite, je recueillerai d’autres témoignages d’élèves dans cette situation.

Ema OLIVEIRA DIAS 2°8

Ema Oliveira Dias
Ema Oliveira Dias

Je suis portugaise, arrivée en France il y a deux ans. J’habitais à Valongo, près de Porto. Tout d’abord, le plus difficile pour moi fut de m’intégrer au collège où je ne connaissais personne. De plus, j’étais arrivée en milieu d’année scolaire. Heureusement, je n’étais pas timide. Je conseille d’ailleurs à tous ceux qui arrivent en France de ne pas l’être ; ils auraient d’une part du mal à améliorer leur français, et d’autre part à s’intégrer. Ma méthode pour apprendre la langue était simple : j’ai beaucoup lu et me suis beaucoup exercée avec mes parents en parlant français. L’absence d’une partie de ma famille fut l’une des choses les plus compliquées notamment pour me sentir bien.

Certaines habitudes ne sont pas les mêmes au Portugal. Par exemple, faire la bise pour dire bonjour m’a un peu perturbée quand j’étais en 4° ou encore le fait de manger autant de légumes à la cantine. Dans mon collège au Portugal, nous n’avions pas une nourriture d’aussi bonne qualité. Sinon, l’école portugaise ressemblait à l’école française, mis à part le fait que nous n’avions pas autant d’histoire et de géographie.

Kejdi BROJAJ 1

Kejdi BROJAJ
Kejdi BROJAJ

Kejdi habitait à Tirana, la capitale d’Albanie. Il est arrivé en France il y a un an et demi. Le plus difficile pour lui était de ne connaître personne et de ne plus avoir ses amis.

Il conseille aux gens qui arrivent en France d’essayer d’apprendre le français en s’exprimant : même si on fait des fautes, ce n’est pas grave ! Il a d’ailleurs appris le français en parlant avec les autres élèves. Il avait toutefois fait deux ans de français au collège.

En Albanie, les élèves n’ont pas cours l’après-midi, mais ont beaucoup de devoirs pour l’occuper : ce fut un détail assez perturbant pour Kejdi.

 

Sabrina BENOTMANE 4

Sabrina BENOTMANE
Sabrina BENOTMANE

Sabrina habitait à New York. Elle est arrivée en France il y a six ans. Le plus difficile pour elle fut de s’intégrer car les gens sont très différents en France et aux Etats-Unis. Au début, c’était dur d’apprendre le français, mais quand tout le monde le parle autour de soi, on n’a pas trop le choix !

Les habitudes qui ont surpris Sabrina en France étaient nombreuses. Par exemple, le soir, on dîne tard par rapport en Amérique où l’on mange vers 17h ou 17h30. Il y avait aussi le fait de faire la bise pour dire bonjour. Aux USA, on fait un câlin (on s’embrasse au sens propre, en se serrant dans les bras). Ou encore, en Amérique on mange du pain de mie, alors qu’en France, c’est la fameuse « baguette » !

A l’école, tout est différent : là-bas,  chaque saison avait son spectacle ou sa fête (Halloween, Noël, Pâques…). Il n’y avait pas de sonnerie, c’était le professeur qui donnait l’autorisation pour sortir (au poil !). La cantine était obligatoire mais on n’y servait pas d’eau : on buvait soit du lait, soit du chocolat froid et il y avait des distributeurs de canettes (Beurk). Pour finir, à New York, l’école se termine à 15h.

Propos recueillis par Ema Oliveira Dias et Chloé Nonie

Un commentaire Ajoutez les votres
  1. C’est un article sympa ça, merci Ema! Allez, les jeunes, accrochez-vous! Regardez tout ce que vous avez de plus que les autres: double culture, double regard, plusieurs langues, la chance de pouvoir comparer les systèmes éducatifs et les habitudes pour aller plus vite, plus loin demain! Au boulot!

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