Dans le jardin secret d’Eden

Eden Roux, élève de 2°8, s’est récemment fait remarquer grâce à des dessins qu’elle publie sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Instagram) et qui sont d’une qualité et d’une précision remarquables pour son âge. Nous en apprenons plus sur cette jeune prodige.

— Comment as-tu commencé à dessiner ? Te souviens-tu d’avoir eu une sorte de déclic ?

J’ai toujours été plus ou moins plongée dans l’univers du graphisme : depuis que je suis petite, ma mère, mes frères dessinent. Je ne me rappelle pas avoir commencé à un moment très précis, mais lorsque je reparle du passé avec ma famille, ils me disent que j’avais en permanence un crayon et un calepin sur moi pour griffonner. Je pense que cette passion  m’est venue naturellement.

— Et qu’est-ce que ça t’apporte ? Qu’est-ce que tu ressens en dessinant ?

Cela me fait du bien. Quand je suis stressée, j’ai l’habitude de gribouiller sur un peu tout ce qui me passe  sous la main, même si c’est très brouillon. Je pense que c’est parce que j’ai besoin de concentration pour dessiner, et c’est ça qui me détend, en quelque sorte.

— Est-ce que tu privilégies des thèmes en particulier pour tes créations ?

On ne peut pas vraiment parler de thèmes. J’aime beaucoup tout ce qui se rapporte à l’abstrait, c’est-à-dire tout ce qui fait appel à mon imagination. En dehors de ça, mes dessins sont souvent assez « naturalistes » : je réalise beaucoup de natures mortes, d’objets… mais je reconnais qu’étant une grande fan de mangas, j’ai aussi essayé pendant une assez longue période de reproduire ce genre de graphisme.

©Eden Roux - http://instagram.com/p/nTKpMhE43C/#
©Eden Roux – http://instagram.com/p/nTKpMhE43C/#

— As-tu des sources d’inspiration ?

Non. Le plus souvent, je pars d’un point, d’une idée… et j’essaie de structurer autour de ça. Par exemple, lorsque je dessine une personne, j’essaie de partir d’une position, d’une stature en particulier. C’était plus simple quand j’étais petite, lorsque je ne respectais pas ou peu les proportions ; mais maintenant je sais qu’il existe des limites à ne pas franchir pour conserver un certain réalisme. Mais bon, je reconnais avoir déjà été influencée par des éléments de mon quotidien, comme des livres ou des films par exemple.

— Tu publies beaucoup de tes dessins sur les réseaux sociaux : est-ce que tu reçois des avis positifs ?

En général, mes dessins sont plutôt appréciés, oui. Mais je crois que ce qui me marque le plus, c’est lorsque mes frères y mettent un J’aime sur Facebook (ses frères sont dessinateurs professionnels, NDLR). J’aimerais aussi qu’ils y mettent plus de commentaires, pour m’expliquer ce qui ne va pas, au niveau des proportions par exemple, et qu’ils me disent ce que je pourrais améliorer dans mes dessins. C’est un peu chercher le bâton pour me faire battre, mais leurs avis et leurs conseils me tiennent vraiment à cœur.

© Jean-Philippe Trapes
© Jean-Philippe Trapes

— Enfin, est-ce que tu aimerais toi aussi travailler dans le dessin plus tard, comme tes frères ?

J’y ai déjà pensé étant petite. Mes frères ont tous les deux bien réussi (bon salaire, éditeur, salon de la BD…), mais j’hésite en réalisant tous les efforts qu’ils ont dû fournir pour arriver à leurs fins. Je pense donc plutôt me tourner vers des études « traditionnelles » qui amènent plus facilement à un travail fixe ; parce que c’est super de pouvoir concilier passion et métier, mais je n’ai pas assez confiance en moi pour envisager un tel projet.

Propos recueillis par Jean-Philippe Trapes

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