Invictus

« We are… Invictus ! » – « Nous sommes… invincibles ! »

Ce poème du 19ème siècle de William Ernest Henley, souvent cité dans la mémoire collective anglo-saxonne, et rendu célèbre par le rôle qu’il a joué dans la vie de Nelson Mandela durant sa période d’emprisonnement à Robben Island, est une éloge à la recherche du bonheur par la tranquillité de l’âme.  Peut-être connaissez-vous d’ailleurs plus familièrement le film éponyme sorti en 2009 sur l’unification de la nation Sud-Africaine autour des Springboks, son équipe pour la coupe du monde de rugby, et plus largement autour les valeurs du sport, chères à Nelson Mandela alors Président en 1994?…

En ces temps difficiles, où la sérénité, la confiance en soi et en l’avenir, détermination à travailler pour soi sont mises à rude épreuve, les élèves de Terminale 3 et 4 ont eu à cœur d’apprendre chacun quelques versets du poème afin d’illustrer l’axe Diversité et de l’Inclusion du programme d’anglais. Nous en avons fait un montage… Ils vous montrent qu’ils sont eux aussi «unconquered » en anglais ou « invaincus voire invincibles » en français, et qu’ils réussiront… « Je suis le maître de mon destin,
Je suis le capitaine de mon âme
», conclut le poème. They did it ! Enjoy !

Invictus

Out of the night that covers me,
Black as the pit from pole to pole,
I thank whatever gods may be
For my unconquerable soul.

In the fell clutch of circumstance
I have not winced nor cried aloud.
Under the bludgeonings of chance
My head is bloody, but unbowed.

Beyond this place of wrath and tears
Looms but the Horror of the shade,
And yet the menace of the years
Finds and shall find me unafraid.

It matters not how strait the gate,
How charged with punishments the scroll,
I am the master of my fate :
I am the captain of my soul.

 

 

Traduction traditionnelle :

Dans les ténèbres qui m’enserrent,
Noires comme un puits où l’on se noie,
Je rends grâce à Dieu quel qu’il soit,
Pour mon âme invincible et fière.

Dans de cruelles circonstances,
Je n’ai ni gémi ni pleuré,
Sous les coups du hasard,
Ma tête saigne mais reste droite.

En ce lieu de colère et de pleurs,
Se profile l’ombre de la mort,
Et bien que les années menacent,
Je suis et je resterai sans peur.

Aussi étroit soit le chemin,
Nombreux les châtiments infâmes,
Je suis le maître de mon destin,
Je suis le capitaine de mon âme.

 

Hélène Francès