La musique au Parvis

Lors de notre visite au Parvis, nous avons rencontré Emmanuel Gérard, assistant au secrétariat général qui nous a révélé les aspects de son travail.

ThéoNet : Quel est votre rôle au sein de l’équipe du Parvis ?

Emmanuel Gérard : Ma tâche est de mener la coordination des actions culturelles, notamment entre les différents programmateurs (cinéma, centre d’art…). Ma spécificité est plutôt la musique ! Mon but est de faire en sorte que toutes les musiques soient représentées et proposées au public le plus large possible.

Mais alors, comment faites-vous pour proposer un aussi large choix musical ?

Cela passe par un premier exercice qui est peut-être le plus difficile à titre personnel : écouter toutes sortes de musiques et ne pas être fermé à quoi que ce soit. Aujourd’hui, le gros avantage avec internet est de permettre un accès multiple et vaste sur le monde musical.

Vous déplacez-vous beaucoup pour aller voir des concerts ou des festivals ?

Bien sûr, parce que cela permet de mieux connaître les artistes. La musique a un gros avantage ; on peut découvrir le travail d’un artiste assez facilement grâce aux enregistrements. En revanche, rien ne remplace la rencontre ou ce qui se passe sur scène. Je le dis pour en avoir fait l’expérience. A une ou deux reprises, on se retrouve avec des artistes qu’on a entendus mais jamais vus sur scène, on se dit que cela va être bien, puis au final, on est déçus. Ce sont des aléas qui peuvent se produire dans une programmation. Je ne vois pas tout, mais quand même l’essentiel de ce que nous programmons.

Votre but est-il de faire venir les artistes au Parvis ?

Ça ne marche pas exactement comme ça. L’idée est d’essayer de repérer ce qu’il va y avoir dans l’air du temps, ce qui est d’actualité, mais aussi ce qui va nous sembler indispensable de faire partager au public. Par exemple, il y a des artistes indiens qui organisent une tournée en Europe, il faut saisir cette opportunité car l’Inde est un pays très riche musicalement. Il faut aussi programmer certains artistes pour que le public les découvre. Cela fait partie de nos missions et engage notre responsabilité.

Donc votre but va être de repérer les artistes susceptibles de venir au Parvis ?

C’est un jeu multiple parce qu’il y a aussi des gens qui sont très repérés. Je ne vous cache pas que lorsque nous avons accueilli Feu ! Chatterton par exemple, nous n’avions pas eu besoin de les repérer parce qu’ils l’étaient déjà largement. Dans ce cas, c’est plus la question inverse, à savoir réussir à les programmer. Selon les artistes, selon les musiques, selon les propositions, il y a forcément des contextes qui sont très différents, donc ce sont des allers-retours entre nous, les tourneurs, les monteurs et les artistes.

Thomas Caussade & Corto Garnier