L’ATEM au Parvis : l’expo

Nous avons visité le centre d’art contemporain du Parvis à travers l’exposition Duel au Soleil de Claire Tabouret. Nous avons eu la chance de rencontrer Catherine Fontaine (chargée de médiation au centre d’art contemporain). Grâce à son œil avisé, elle nous a dévoilé le sens profond et poétique des œuvres de Claire Tabouret.

     Le titre Duel au Soleil fait allusion à un fameux western réalisé en 1949. Comme nous pourrons le constater à travers des toiles représentant des cactus ou des paysages arides, Claire Tabouret affectionne personnellement les thèmes du « Far West » et du désert.

   Claire Tabouret a eu une révélation pour la peinture à l’âge de 4 ans ; elle a été subjuguée par les Nymphéas  de Claude Monnet, peintre impressionniste de la fin du XIXème siècle. Passionnée d’art, elle entame des études à l’école des beaux arts à l’âge de 18 ans (2006) et apprend à observer le monde avec un autre regard. L’artiste a connu une renommée mondiale il y a environ cinq ans avec la composition de grands ensembles. Par la suite, elle tourne le dos à ses premiers travaux au risque de perdre en notoriété.  Elle renonce à sa vie antérieure et, afin de trouver sa place, s’installe à Los Angeles pour se consacrer à l’art contemporain et à la recherche de nouveaux sujets, de nouveaux thèmes.

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@Alain Alquier

Les compositions de petits formats de Claire Tabouret sont d’abord conçues à partir de fonds de couleur vive voire fluo. Au fur et à mesure des apports de peinture, l’artiste superpose des couches de couleurs sombres, ce qui peut provoquer une impression d’étouffement. Elle utilise une peinture liquide acrylique donnant un effet « léché » à ses toiles. Si aucune signature ne figure sur la face avant des compositions, elle est visible sur la partie arrière de l’oeuvre.

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@Alain Alquier

 

     Des portraits de femmes sont majoritairement présents sur l’ensemble de l’exposition. Il s’agit à la fois  d’autoportraits et de représentations d’Isabelle Eberat, son héroïne personnelle. Ces femmes sont peintes sous la forme de guerrières masquées aux allures d’amazones ou de catcheuses  représentant l’anonymat, le pouvoir et la lutte contre leur marginalisation dans l’art.

   Nous trouvons également deux représentations de tentes réalisées en 2010. Claire Tabouret s’est inspirée de l’actualité (démantèlement des camps de Roms). Ces habitations précaires  évoquent le temps et le changement de vie de l’artiste.

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© Hervé Cazcarra

   Cette exposition nous a permis de changer notre regard sur l’art, d’affiner notre sens de l’observation et de l’interprétation. Dans un sens plus général, nous avons fait la découverte du centre d’art contemporain et du Parvis, cette visite d’éveil a donné envie au groupe de retourner se confronter à l’art.

Noa Casadebaig, Lydia Sanchez, Manon Bauduin & Enora Solé

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