Le jeu de go révolutionné

Lee Sedol est l’un des meilleurs joueurs de go du monde. Ce sud-coréen de 33 ans a battu à plusieurs reprises l’actuel champion du monde, Lee Chang-ho. Le jeu de go est très simple. Il oppose deux adversaires qui ont des pierres blanches ou noires. Le but est d’encercler les pierres de l’autre pour les capturer. Ainsi, le joueur gagne des territoires. Le vainqueur est celui qui a le plus de pierres de son adversaire à la fin du jeu.

Deepmind, une entreprise de Google, a développé un ordinateur  AlphaGo, capable de jouer au jeu de go. Alors que certaines machines sont depuis longtemps capables de battre les champions mondiaux aux échecs ou à Othello par exemple, le nombre élevé de coups possibles au jeu de go avait pour l’instant empêché les programmateurs de rivaliser avec les bons joueurs.

L’intelligence artificielle (IA) a affronté Lee Sedol et a gagné quatre parties (dont deux que le champion a abandonnées). Ce dernier a cependant réussi à remporter la victoire sur la dernière manche. L’honneur est sauf ! La partie a ensuite été analysée, et Demis Hassabis, le fondateur de Deepmind (il s’agit d’une entreprise qui a pour but de créer des algorithmes capables « d’apprendre par eux-mêmes« )  a estimé que le joueur avait pu vaincre AlphaGo parce qu’il avait joué un coup qui avait complètement surpris l’IA. Malgré ses quatre défaites, Lee Sedol a affirmé que « l’humain peut toujours faire mieux ». Il explique le score final par le fait même qu’il s’agit d’un robot : il est « complètement différent », déroutant. Il retourné cette force contre AlphaGo en jouant le fameux coup qui lui a permis de gagner une partie.

Deepmind a réussi une prouesse en développant AlphaGo. Cette machine est vraiment inédite par son efficacité et aussi sa complexité. Ainsi, l’IA a démontré qu’elle était capable de battre un des meilleurs joueurs du monde. Lee Sedol a expliqué que le jeu avait été moins stratégique que psychologique, car la machine ne se laisse pas impressionner. Ces progrès sont peut-être le début de bien d’autres, pas seulement dans le domaine du jeu de go, et peut-être extensibles à d’autres domaines de la science.

Plus d’informations sur Le Monde, article de William Audureau

Annika Fleury

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