Le zéro déchet – Témoignage

Nous avons rencontré Marie-Noëlle Bernes-Heuga, professeur de chinois. Très sensible à la cause environnementale, elle a voulu nous faire partager son expérience du « Zéro déchet ».

ThéoNet : Pourquoi êtes-vous aujourd’hui engagée dans une démarche zéro déchet ?

Il y a environ quatre ans, j’ai eu la chance de découvrir une petite partie du monde de l’éco-construction, le temps d’un week-end déconnecté, passé dans une yourte traditionnelle mongole en Haute-Garonne. Ce « retour aux sources, retour à la nature » a été un réel déclic pour moi. J’ai commencé à me poser beaucoup de questions autour de l’écologie et à m’intéresser à ses différents domaines. Je me suis rapidement rendue compte que tout, vraiment tout, dans notre vie quotidienne, a un impact écologique : l’alimentation, la construction, les transports, l’industrie, l’habillement, les nouvelles technologies, l’énergie etc…

Or, comme le prouvent de nombreuses études scientifiques récentes, il est indispensable de prendre en compte immédiatement l’urgence climatique et de mettre en œuvre une réelle transition écologique, à l’échelle mondiale.

ThéoNet : Après cette prise de conscience, dans quelles démarches concrètes vous êtes vous engagée ?

Ayant pris conscience de l’enjeu pour l’avenir du monde, j’ai voulu d’abord acquérir des connaissances théoriques. J’ai beaucoup lu et regardé des vidéos sur internet. Mais j’ai aussi voulu rencontrer localement des personnes et des associations engagées dans cette « transition écologique ».

J’ai ainsi découvert l’Eco-centre Pierre et Terre de Riscle, qui accompagne des particuliers, des associations, des structures d’enseignement, des entreprises et des collectivités s’engageant dans des alternatives en matière de gestion des espaces naturels, de l’écohabitat, du jardin et de la consommation.

Les stages et ateliers proposés par Loïc Etcheverry (Permafutur), basé dans les Hautes-Pyrénées, m’ont permis de découvrir la permaculture. Le principe de base de la permaculture est de s’inspirer de la nature pour les cultures : les espèces sont multiples, indigènes, et peuvent interagir entre elles. Grâce à des techniques, parfois ancestrales, les surfaces sont optimisées, ainsi que l’utilisation de l’eau et du soleil. Les insecticides et engrais sont évidemment proscrits.

L’Association d’Éducation Créative à l’Environnement Artpiculture basée à Artagnan, accompagne des envies et des dynamiques autour de la sensibilisation à l’environnement et la protection de la biodiversité. L’association intervient dans les départements des Hautes-Pyrénées et des Pyrénées Atlantiques.  

J’ai pu découvrir également les monnaies locales (la Sonnante, monnaie locale des Hautes-Pyrénées), les plantes sauvages comestibles, etc…

Pour qui veut apprendre, se former, il existe partout et localement des associations, des intervenants et des formateurs qui peuvent, tout comme moi, vous permettre d’acquérir des connaissances plus pratiques, d’apprendre « sur le terrain », en participant à des ateliers, en visitant des éco-lieux, en faisant des mini-stages.

Plus récemment, je me suis inscrite à un MOOC (Massive Open Online Course : cours en ligne ouvert à tous)  sur le zéro-déchet (université les colibris). Toutes les démarches qui peuvent avoir un impact écologique et un impact social positifs m’intéressent !

ThéoNet : Et aujourd’hui, vous voulez partager vos connaissances !

Oui, je suis intimement convaincue que la transition écologique ne pourra se faire sans un profond changement de nos sociétés et de nos modes de consommation.

Voilà les raisons qui m’amènent aujourd’hui à vouloir partager mon expérience et à développer la fibre éco-citoyenne qui est en chacun de vous !

Merci Marie-Noëlle d’avoir répondu à nos questions ! Vous pouvez retrouver la vidéo Théo Zéro Déchets – Furoshiki réalisée par ThéoNet avec Marie-Noëlle Bernes-Heuga !

Et n’oubliez pas que le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas ! 

L’équipe de ThéoNet