Les Mondes fantastiques

Il est inutile de présenter La Quête d’Éwilan, connue des amateurs de livres fantasy, cependant je vais tenter de faire un court résumé du premier tome de cette trilogie, « D’un monde à l’autre ».

Camille, une jeune fille d’environ treize ans, et son meilleur ami Salim, se retrouvent un jour projetés dans un monde parallèle, certes fantastique aux yeux de nos héros, mais également dangereux et plein de surprises. Le problème est que les humains de ce monde, et surtout l’Empire de Gwendalavir, se trouvent menacés par une race ancienne et puissante, les Ts’liches, reptiles inquiétants. Il apparaît rapidement que Camille est originaire de ce monde et qu’elle est la seule assez puissante pour libérer l’Empire.

L’auteur, Pierre Bottero, après la réussite de cette première trilogie se déroulant en Gwendalavir, a abandonné son métier d’instituteur pour se consacrer à l’écriture. Au final, même si chacune possède une fin propre, après La Quête d’Éwilan a suivi Les Mondes d’Éwilan et enfin Le Pacte des Marchombres (dont la trame se déroule autour d’un personnage de La Quête d’Éwilan). Trois trilogies passionnantes qu’on ne peut lâcher, de la fantasy « à la française ». En effet, lorsque le livre sort, l’éditeur Rageot parie sur cet écrivain français, l’un des premiers à sortir des livres du genre.

Pierre Bottero au salon du livre de Paris 2008 ©Georges Seguin

Le livre aurait eu bien moins de succès sans ce monde magique créé par son auteur et la finesse de sa plume. Comment décrire cet univers merveilleux, étrange, et qui nous absorbe dès qu’on y pénètre ? On peut parler des « dessinateurs », humains avec un don merveilleux, un pouvoir fabuleux, ou bien de ces villes fantastiques, de sa faune et sa flore singulières…

Les personnages, uniques et attachants, contribuent aussi à la réussite du livre. Bjorn, le chevalier gaffeur et vantard, qui au début ne devait pas rester et qui finit par devenir l’un des personnages clefs de la série. Ellana et Edwin, l’une mystérieuse, l’autre semblant inaccessible et pourtant tous deux si humains. Salim, blagueur, bavard, qui s’affinera au fur et à mesure du récit. Maitre Duom, irascible vieillard, qui malgré l’âge, s’entête à continuer l’aventure. Ewilan, qui se découvre des dons, et une famille, concept dont elle n’avait comme Salim qu’une idée lointaine. Ensemble ils découvrent ce nouveau monde qui leur offre de nouvelles possibilités. Manuel, qui se dévoile peu à peu, passant du statut d’escorte à celui d’ami et de frère aux yeux du groupe. On s’inquiète, on rit avec ses personnages, ce groupe d’aventuriers.

Les Mondes d'Ewilan ©Jean-Louis Thouard
Les Mondes d’Ewilan ©Jean-Louis Thouard

Mon avis:

Je ne suis peut être pas très objective mais ce livre est sans doute l’un des mes préférés dans la catégorie fantasy, et je le recommande souvent. On est vite absorbé par cet univers et l’auteur manie les mots avec autant de finesse qu’un sabreur son arme, créant une atmosphère parfaite pour une soirée lecture, nous immergeant dans son monde fantastique en compagnie de ces personnages marquants. L’évolution de ce groupe étrange et sa quête m’ont absorbée. Pour finir je dirais que chacune des trilogies, bien que semblables, nous livrent des atmosphères différentes. Le Pacte peut être encore plus, à mettre un peu à part de la Quête et des Mondes.

Mathilde Agro

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *