Boys don’t cry

Boys don’t cry, roman de Malorie Blackman publié en France aux éditions Macadam, raconte la vie de Dante, un adolescent ordinaire de dix-sept ans. Le roman commence alors que le garçon, anxieux, attend le facteur censé lui apporter les résultats de ses examens, passeport pour l’université. Cependant, ce n’est pas le facteur qui se présente à la porte mais Mélanie, son ancienne petite-amie. Avec elle, un bébé. Un bébé qu’elle dit être de Dante. Et avant que celui-ci n’ait le temps d’encaisser la nouvelle, il se retrouve père célibataire d’Emma, une petite fille de onze mois.

Tout cela va bouleverser bien évidemment la vie de Dante, mais aussi celles de son père et de son petit-frère Adam. D’autant plus que son père le force à prendre ses responsabilités envers la petite, alors que lui ne rêve que de fuir…

Mon engouement pour ce roman provient en grande partie des personnages très attachants. Dante est un garçon qu’on ne peut qu’apprécier. Ses réactions, du début à la fin, sont exactement celles de la plupart des adolescents de son âge. De même, on ne peut que ressentir ses peurs ou bien encore l’amour qu’il porte à ses proches. L’autre personnage donnant de l’intérêt au roman est le petit frère Adam, un adolescent de seize ans homosexuel. La façon dont l’auteure présente les points de vue de ce garçon réussit à piquer la curiosité du lecteur.

Pour résumer, ce livre est pour  moi un grand coup de coeur ! Malorie Blackman parvient à parler de sujets parfois tabous comme l’homosexualité, les adolescents devenant parents avec originalité et une justesse incroyable.

Pour finir, une citation : « Les garçons ne pleurent pas mais les hommes, oui ».

Marie Parent

Moi, Daniel Blake de Ken Loach

Moi, Daniel Blake est un film britannique réalisé par Ken Loach et Palme d’or au Festival de Cannes 2016.

Du titre éponyme, Daniel Blake est un menuisier de 59 ans qui ne peut plus travailler suite à la découverte d’une maladie cardiaque. Il n’a pas eu accès aux  indemnités d’invalidité et doit donc faire appel pour les toucher. Cependant, durant cette période, sans ressources et pour pouvoir percevoir les allocations chômage, il doit prouver qu’il est à la recherche d’un emploi sous peine de sanctions. Durant ses péripéties au « Job Center », l’homme croise le chemin d’une jeune femme nommée Katie et mère de deux enfants. Elle a dû quitter sa ville d’origine pour que sa famille puisse bénéficier d’un logement social. Daniel et Katie décident donc de s’entraider de manière à lutter contre les aberrations du système administratif britannique.

Nous avons adoré ce film, le personnage principal Daniel Blake nous fait passer en l’espace d’une seconde du rire aux larmes. Il est pris dans l’étau de cette administration et perdu dans la société moderne. Daniel Blake est un personnage très touchant à la fois commun et héroïque qui nous rappelle une valeur essentielle : aider son prochain. Ce film social et humaniste nous pousse à la révolte contre une société qui cherche à faire rentrer les individus dans des moules. Nous vous conseillons vivement d’aller voir ce film émouvant.

Lucie Barresi et Mali Ladeveze

La Suède à l’honneur

Le lycée Théophile-Gautier a reçu deux enseignantes du lycée général et technologique Peder Skrivares Skola de la ville de Varberg en Suède du 20 au 25 novembre 2016. A l’occasion de leur venue dans notre établissement, nous avons eu le plaisir de les interviewer.

Ann et Katarina ont fait partie d’un programme de mobilité européen destiné aux personnels de l’éducation, appelé « Erasmus+ – Action Clé 1 », qui est un programme de la Commission européenne. Plus connu à destination des étudiants, ce programme pour les professionnels a pour but l’immersion dans un système éducatif européen autre afin de mieux se rendre compte des différentes réalités européennes, et d’échanger sur les pratiques d’enseignements ou problématiques communes.

« En favorisant les projets de mobilité et de coopération en Europe, le programme Erasmus +, résolument inscrit dans la Stratégie Europe 2020, permet notamment de renforcer les compétences de tous pour une meilleure employabilité, de soutenir l’innovation au sein d’établissements et d’organismes d’éducation et de formation et leur internationalisation »

Ce partenariat a vu le jour suite à un projet aux seins de classes de langues de communiquer par Skype avec des étudiants d’autres pays. Un thème conducteur en 2015-2016 a été le développement durable, mais surtout les contacts entre paires dans une autre langue et l’apprentissage de la diversité, ce qui a poussé nos collègues à poursuivre l’échange.

Nos collègues suédoises, enseignantes de français, suédois, espagnol même pour l’une, et anglais et suédois pour l’autre, avaient pour problématique le partage de méthodes d’enseignement afin de susciter chez nos élèves l’envie de lire et nos stratégies pour leur faire comprendre un texte écrit en langue étrangère, compétence qui se perd … en Suède comme en France !

L’immersion dans les différents cours de langue et français ont permis d’échanger sur les pratiques d’enseignement afin de rendre les élèves actifs même lors d’activités comme la compréhension de textes…

Elles ont également pris conscience de la spécificité de notre système éducatif français à travers la Vie Scolaire et les Conseillers Pédagogiques d’Education, mais aussi les différents services (administratifs, Intendance…) du lycée au rythme d’une semaine bien remplie. Une demi-journée a également été consacrée à l’enseignement des langues dans le supérieur, au laboratoire de langues du pôle universitaire de Tarbes, le CRéLaM de l’IUT (Le CRéLam comprend, sur une superficie de 700 m2, cinq laboratoires de langues, d’équipements audiovisuels, de salles de réunion, une salle d’auto-apprentissage et une salle de visioconférence pour l’apprentissage des langues.), avec Mme Kauffmann.

La semaine a été ponctuée par un accueil officiel à la Mairie de Tarbes, par Roger-Vincent Calatayud, adjoint au maire chargé des relations extérieurs, des visites culturelles (Tarbes, Lourdes, Toulouse en arrivant), une belle journée jeudi leur a permis d’apercevoir les Pyrénées depuis le lycée.

Enfin, un bilan a pu être dressé et un éventuel partenariat autour des valeurs humanistes européennes pour rendre les élèves acteurs de leur orientation, motivé par leur parcours scolaire pourrait être mis en place à l’issue de ce séjour !

Hélène Francès

Défendons nos valeurs !

Dans le cadre de l’éducation à la citoyenneté, les délégués des classes de seconde et les élus titulaires du CVL ont participé à la journée de la laïcité sous la Halle Marcadieu. En amont de cette journée, nos lycéens se sont exprimés sur la laïcité, le respect, la fraternité et la liberté. Découvrez leurs témoignages ci-dessous !

Louis & Tom Lefèvre

Pokémon GO : L’événement portable

Bonjour!

J’ai le plaisir de vous annoncer le lancement de la rubrique jeux vidéo! Cette rubrique parlera essentiellement des sorties du moment et des jeux à venir, n’oubliant évidement pas mes coups de cœur.

Tant qu’on y est, et pour l’inaugurer, attaquons nous à l’événement vidéo ludique de cet été : Pokémon GO.

Le jeu, sorti le 24 juillet 2016 en France, dépasse très vite tous les records de téléchargements (130 millions en un mois) avec, à la clé, 206.5 millions de dollars de revenus en un mois, pulvérisant ainsi le record du monde ! Il a transcendé le marché du jeu en mettant sur la balance un nouveau type de technologie : la réalité augmentée.

Vous me direz alors : « Mais pourquoi parler de ce jeu alors que la presse et les sites dédiés l’ont déjà totalement décortiqué ? ». Et bien parce que j’ai aussi mon mot à dire et qu’on ne parle, à mon goût, pas assez de la face « sombre » de Pokémon GO…

Tout d’abord, le principe : Pokémon GO est un jeu qui utilise la géolocalisation pour faire « apparaître » les pokémons dans le monde réel et inciter les gens à aller les chasser dehors. Une fois devant le pokémon, le joueur peut le visualiser via l’écran de son smartphone en superposant une image virtuelle à une image réelle prise par la caméra du téléphone.

Mais ce n’est pas tout ! Le jeu tient également compte des données géographiques du lieu pour faire apparaître les pokémons selon le type (« eau » près des rivières, « plante » dans les forêts ou les parcs …) et les endroits d’apparition sont disséminés partout à travers le monde ! On peut même trouver des pokémons sur le front irakien ! Vous pouvez ainsi combattre les autres dresseurs dans des arènes, attirer les pokémons grâce à de l’encens, récupérer des pokéballs, des soins dans les pokéstops, et j’en passe…

Mais quelques éléments obscurs gravitent encore autour du jeu. A commencer par son créateur, John Hanke, PDG de Niantic, la société qui développe Pokémon Go. D’abord diplomate en Birmanie, il crée ensuite une cartographie en 3D pour la CIA avant de s’occuper de Google Earth puis des Google cars (ces dernières sont en fait de véritables « aspirateurs » à données, utilisant la moindre connexion au réseau d’un portable ou d’un ordinateur à proximité pour « siphonner » les données personnelles des utilisateurs revendues par la suite aux entreprises). En acceptant les conditions d’utilisation du jeu, vous acceptez d’informer la société Niantic de l’allumage de votre portable et de votre localisation GPS, ce qui peut paraître anodin, mais permet à cette société de savoir quand et où vous utilisez votre portable… De ce fait, ce jeu s’est vu interdire dans certains sites (notamment militaires), les données et visuels pouvant être exploités à des fins malintentionnées.

Mais plus que vos informations, c’est vous qui êtes en danger ! Je m’explique : depuis la mise en ligne du jeu, on déplore de nombreux incidents (collisions entre voitures et piétons, carambolages, atteintes à la vie privée…). Les gens distraits oublient toute prudence et s’aventurent dans des endroits dangereux, parfois au péril de leur vie…

D’autre part, un aspect très positif du jeu est son impact sur le côté relationel. En effet, beaucoup de gens, jusqu’alors enfermés chez eux pour jouer, sont contraints de sortir, de se balader pour attraper des pokémons. Ce faisant, ils rencontrent d’autres dresseurs et font ainsi des connaissances… De plus, les points d’apparition des pokémons sont plus abondants à proximité des monuments culturels, ce qui encourage les gens à visiter des endroits où ils n’auraient jamais eu l’idée d’aller auparavant. Des chasses collectives sont organisées et des associations se créent autour du jeu. Ce faisant, ils joignent l’utile à l’agréable en se baladant à vélo où à pied !

Du côté économique, Pokémon GO tire son épingle du jeu. En effet, malgré le fait qu’il soit free-to-play, c’est-à-dire jouable gratuitement, le jeu propose des contenus payants pour permettre d’avancer plus vite dans le jeu. Jusque là, rien de bien remarquable me direz vous, sauf que là où le jeu diffère de ses prédécesseurs, c’est par la stratégie qu’il a su mettre en place autour de ce qu’on appelle les leurres. En effet, ce sont  des encens améliorés permettant de récupérer des objets similaires à ceux des pokéstops, plaçables n’importe où pour la modique somme de 60 centimes d’euros pendant 30 minutes, ce qui n’est pas sans intéresser les commerçants qui en placent devant leurs magasins pour attirer les joueurs. Généralement, sur ce genre de jeu, seuls  5% des joueurs dépensent de l’argent pour avancer. Ici, ce sont plus de 20% des joueurs, avec une moyenne de dépense par mois de 10$ !

 

Des captures d'écrans du jeux
Des captures d’écrans du jeux

Pour conclure, je dirais que Pokémon GO a à la fois de bons et de mauvais côtés. Pour peu qu’on fasse attention, il peut réserver d’agréables moments !

Corto Garnier

Coopaname

Au mois de juin, nous avons eu l’opportunité de participer à un stage à l’EMI (École des Métiers de l’Information) de Paris. Il nous a été offert par l’EMI et le Clemi en récompense du prix de meilleur journal lycéen de France pour ThéoNet. Durant une semaine de formation, coordonnée par M. Pascal Famery du Clemi, nous avons réalisé un reportage sur COOPANAME, une coopérative d’entrepreneurs située à Paris qui rassemble près de 850 personnes.

Nous vous proposons de découvrir le reportage ci-dessous.

Louis & Tom Lefèvre

Journée mondiale contre la Polio

Le 24 octobre  a eu lieu la journée internationale de lutte contre la Polio. Il faut savoir que la Polio est la deuxième maladie touchant ou ayant touché le plus de personnes dans le monde. Des organismes comme l’OMS, le Rotary, l’UNICEF et la Fondation Bill Gates ont permis de réduire le périmètre de la zone concernée par cette maladie et le nombre de cas de manière impressionnante.

Cette action nommée « End Polio Now » commença en 1999, au fil des années, l’effort pour l’éradication de cette maladie principalement infantile fut si important que nous sommes très près de la disparition totale du virus. En 1998, on pouvait compter plus de 350 000 cas, en 2015 il n’y en avait plus que soixante quatorze. La différence est frappante. Cette année, l’objectif est de totalement l’éradiquer. Avec un nombre très bas d’individus infectés, l’espoir de voir disparaître une maladie rendant des enfants âgés de moins de 5 ans handicapés à vie est devenu encore plus fort.

La vaccination est la seule façon de réduire les cas de polio et  les vaccins ont un coût très bas, seulement 0,50$. Le don est un des moyens les plus efficaces pour participer à la lutte contre cette maladie.  De plus, lorsque vous faîtes un don pour un vaccin par exemple, la Fondation Bill Gates donnera le double.

Grâce à cette journée assez spéciale, nous devrions tous être au courant et agir pour le monde de demain, que ce soit en matière de technologie, d’environnement ou de protection de la population face aux différentes menaces. Peu importe à quel niveau nous agissons, même un don de 10 centimes peut sauver des vies, même un simple sourire peut rendre une personne heureuse pour toute sa vie. Alors, agissons ensemble dans le but d’un monde meilleur !

 

Marie Izdag

La fille inconnue

La fille inconnue, un film belge écrit et réalisé par les frères Dardenne, est en salle depuis octobre dernier. Il conte l’histoire de Jenny, une jeune médecin généraliste exerçant en banlieue liégeoise, où elle forme un stagiaire nommé Julien. Un soir, une heure après la fermeture du cabinet la sonnette retentit mais Jenny préfère ne pas ouvrir. Le lendemain, le corps d’une jeune femme est retrouvé et il s’avère qu’il s’agit de la personne ayant sonné la veille. Rongée par la culpabilité, la jeune belge décide d’enquêter sur l’identité de la défunte afin de l’enterrer dignement. Elle se retrouve confrontée à l’hostilité de la rue mais fermement résolue à en savoir plus sur cette inconnue, elle continuera son enquête coûte que coûte.
Derrière la quête de Jenny, se dissimule la «radiographie» d’un espace social complexe qu’est la périphérie de Liège. L’enquête qu’elle mène présente cet univers et ses habitants qui sont tous d’éventuels suspects. La dimension policière ne sert qu’a montrer le cadre social et les relations entre médecin et patient. Avec l’enquête, le regard compassionnel de Jenny redevient plus humain.
Nous n’avons pas beaucoup aimé ce film à cause de sa lenteur et de son coté très documentaire, mais son caractère complexe ne nous rend pas très objectives. Nous vous conseillons de vous faire votre propre avis.

Mali Ladeveze & Lucie Barresi

Une cérémonie pour se souvenir

Dans un esprit citoyen et républicain, le lycée Théophile-Gautier a commémoré l’Armistice du 11 Novembre, le jeudi 10 en présence de nombreux officiels. Célébrée en l’honneur des 106 élèves de « Théo » morts pour la France, la cérémonie a débuté par un discours de M. Laporte, Proviseur du lycée puis Emma Ramos de Fonseca et Ylona Camus ont lu un texte retraçant les batailles sanglantes de la Première Guerre Mondiale. Mme Fassi, secrétaire générale de l’inspection académique des Hautes-Pyrénées et M. Laporte ont déposé deux gerbes, au pied des stèles commémoratives.

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Louis Lefèvre