PhonePlay

PhonePlay est le premier roman publié de Morgane Bicail. Elle avait seulement seize ans lors de l’écriture de ce livre, tout d’abord publié sur Internet. Cela explique le style assez simple à lire, de même que le format épistolaire modernisé (un échange de SMS). Ainsi, c’est ce qui fait PhonePlay un roman fluide et agréable à lire.

Cependant, ces caractéristiques peuvent amener PhonePlay à être catégorisé comme “roman jeunesse” voir être jugé “trop simpliste”. Pourtant, ce roman mérite d’être lu, non seulement parce que sa forme est originale, mais aussi parce sa lecture est addictive car l’histoire d’amour entre les deux personnages principaux ne ressemble pas à celle que l’on retrouve habituellement, les rebondissements que l’on trouve au fur et à mesure du roman ne semblent pas exagérés et totalement improbables.

L’autre grande qualité de ce roman est qu’il est très facile de s’y identifier. Alyssa, le personnage principal, est une adolescente de 16 ans ordinaire : elle est rêveuse, ne s’entend pas très bien avec ses parents, et surtout, elle cherche à profiter de sa jeunesse, de ne pas être seulement une lycéenne banale, enfermée dans une routine. J’ai vraiment apprécié suivre son point de vue, bien que je ne comprenne pas la rapidité avec laquelle elle a pardonné “Lui”.

“Lui” est le personnage qui donne tout son sens au roman, et pas seulement parce que l’essentiel du roman consiste à deviner son identité. Il est intriguant, beau parleur et menteur, ce qui amène souvent Alyssa, autant que le lecteur, à suivre une fausse-piste. Car l’identité de “Lui” a été mûrement réfléchie par l’auteur, au premier abord, on imagine pas ce choix quant à la personne qui se cache derrière “Lui”. Moi-même, il m’a fallu pas mal de temps avant d’envisager cette hypothèse.

En conclusion, ce livre à besoin d’être lu sans prendre en compte la jeunesse de l’auteur, ou le fait que son histoire est à la base une fanfiction destinée aux jeunes adolescents, car l’histoire semble assez réaliste, le style d’écriture est agréable à parcourir, tout comme la forme majoritairement “épistolaire” et il fera passer sans doute un bon moment au lecteur.

Marie Parent