Projectionniste au Parvis

Lors de notre visite au Parvis, nous avons découvert la salle de projection ainsi que les trois salles de cinéma labellisées « Art et Essai ». Ce label est décerné par l’Association Française des Cinémas d’Art et d’Essai. Sébastien, le projectionniste, a bien voulu répondre à nos questions.

ThéoNet : Qu’est-ce-qu’un cinéma art et essai ?

Sébastien : C’est un cinéma où on passe des films labellisés « Art et Essai » suivant plusieurs critères. Ce sont des films dits d’auteur, économiquement indépendants, à petit budget…  Le cinéma « Art et Essai » écarte les films du cinéma dit « commercial » c’est à dire tous ceux qui sont projetés dans les salles multiplexes.

En quoi consiste le métier de projectionniste ?

Être projectionniste consiste à faire en sorte que la séance de cinéma se déroule dans les meilleures conditions possibles. Mon métier a beaucoup évolué ! Avant, nous projetions les films avec des bobines mais à présent nous les recevons numérisés. Le projectionniste doit aussi s’occuper de la maintenance des machines. Il change souvent les lampes et nettoie la salle de projection. Il ne choisit pas les films, c’est le programmateur qui s’en charge.

Quelle formation faut-il suivre pour devenir projectionniste ?

Il y a quelques années, pour exercer ce métier, il fallait le CAP de projectionniste. Désormais, ce métier est beaucoup plus polyvalent. Il vaut mieux toujours passer le CAP de projectionniste mais si vous faites des études de cinéma cela peut également suffire.

Comment procédez-vous pour projeter un film ?

Tout est programmé à l’avance. Le film ne peut être projeté tant que nous n’avons pas reçu la KDR, la fameuse clé qui permet de le diffuser.

Pouvez-vous nous parler des machines que vous utilisez ?

Le prix de la machine dépend de sa qualité et de celle de l’image qu’elle produit. Si elle est en 2K ou en 4K, c’est à dire le nombre de pixels sur l’écran, elle coûte entre 20 000 et 60 000 euros. La taille de la salle entre aussi en compte car plus elle est grande et plus la lampe doit être grosse. De plus, il est nécessaire de refroidir les machines avec des ventilateurs.

Pouvez-vous nous dire qu’est-ce-que le cinéma 3D ?

Le cinéma 3D est arrivé en partie grâce à Avatar. C’est un film qui a eu un résultat vraiment bluffant. Tous les cinémas ont dû alors s’équiper pour pouvoir le passer. Ce film a été tourné avec des caméras numériques et des caméras 3D. La superposition de plusieurs images avec une alternance très rapide donne un effet 3D. Il en existe deux sortes : la 3D  active et la 3D passive. Les films du CGR sont projetés en 3D passive avec des lunettes qui font travailler vos yeux. Le Parvis a opté pour la 3D active, plus confortable pour les yeux. Elle est plus adaptée pour les films longs car cela peut s’avérer dangereux à partir de deux heures de visionnage.

Asma Hakiri & Iness Ouarriche