Psycho-pass

Psycho pass, animé datant de 2012 et originalement dessiné par Hikaru Miyoshi, s’inscrit dans la lignée des grandes adaptations de mangas de ces dernières années. L’univers futuriste rend déjà le thème attirant : tout au long des épisodes, véhicules volants, armes de pointe et système politique novateur se rejoignent autour d’un scénario de type thriller.

L’histoire se situe au XXIIème siècle, dans un environnement où, au Japon,  un nouveau système politique remplace l’ancien : Sybille. Sa fonction principale repose sur la possibilité de mesurer l’état psychique et mental d’une personne afin de déterminer son taux de criminalité : le psycho-pass. Ainsi, il est possible de prévoir homicides, suicides et autres événements sordides.

Le crime ne reste cependant pas inexistant, et c’est pourquoi plusieurs divisions d’investigation agissent sans cesse afin d’éliminer les « criminels latents » c’est à dire des personnes dont le psycho-pass aurait atteint un seuil estimé dangereux. Les inspecteurs, face à ces criminels, disposent d’une arme ( du nom de «Dominator ») qui permet de mesurer instantanément leur taux de criminalité et peut, en fonction de leur importance, les paralyser ou tout simplement les détruire.

Mais une particularité intervient. En effet, les divisions ne sont pas composées que de « simples » inspecteurs qui se doivent de posséder un mental à toute épreuve. Ces derniers sont aidés par des exécuteurs , des criminels latents qui ont été recrutés par le système Sybille grâce à des capacités qui le leur permettaient ; la plupart sont cependant d’anciens inspecteurs dont le psycho-pass a fini par monter en flèche (suite à un choc par exemple).

   Nous suivons alors l’histoire d’une nouvelle inspectrice, Akane Tsunemori, dont le petit gabarit laisse penser à une incapable sur le terrain. Mais son mental extraordinaire finit par inspirer le respect auprès de ses collègues. S’ajoutant à ce premier personnage principal :  Kogami,    exécuteur et ancien membre « sain » de la division ( d’ailleurs le plus beau personnage masculin de l’animé, je vous jure …).

Etant d’habitude facilement lassée par la plupart des séries, l’histoire de Psycho-Pass m’a vraiment transportée. Il n’y a pas de niaiserie ou d’héroïsme ridicule, tout est dosé afin de rester dans les rails. Si le personnage d’Akane peut paraître agaçant au premier abord (comme la plupart des personnages « mignons » féminins qui essaient de se la jouer « badass » dans ce genre de thriller), elle devient rapidement intéressante au fil des épisodes. Quant à Kogami, c’est une belle réussite du scénariste encore une fois, autant par son physique que par son caractère et son histoire. Même le « bad guy » de l’histoire est attachant tant il est travaillé.

Il n’y a que de très brefs passages assez « gores » (notamment la destruction des criminels latents par les Dominators). Du coup, cet animé est facilement accessible pour les jeunes adolescents. La saison 2 de l ‘animé est cependant un peu plus violente, les morts étant plus nombreux.

La particularité de cette série est que la profondeur du scénario est assez intéressante et bien mise en avant : tout comme les personnages principaux, la ville et ses habitants constituent des éléments majeurs de l’animé (surtout dans la seconde saison). De plus, nous obtenons bon nombre d’information sur le système Sybille, qui est aussi un élément principal de l’histoire.

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Il est vrai que l’humour est cependant peu présent, mais l’action remplace largement cette partie de l’animé. On s’attache rapidement aux personnages (si bien que j’ai versé une petite larme lors du visionnage pour une raison que je ne citerai bien évidemment pas) et les épisodes paraissent parfois trop  courts.

De plus, cette série a une certaine dimension psychologique : elle nous porte à la réflexion, à la compréhension du stress constant des habitants à l’idée de se révéler être des criminels latents, à la prise de conscience des effets peu désirables d’une société qui cherche à contrôler la population, et pour illustrer toutes ses idées, de nombreuses citations de philosophes sont incluses ( surtout de la part du « méchant » de l’histoire). N’oublions pas les dessins, classiques mais travaillés et donc agréables à regarder. Les couleurs assez sombres nous laissent dans l’univers thriller dans lequel le scénariste et le mangaka ont su si bien nous transporter.

Bref, un beau 10/10 pour cet animé et pour chacune de ses saisons.

Louise Moneyron

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