Tarbes en philo

ThéoNet a eu le privilège d’interviewer trois étudiants de l’IUT de Tarbes, Pablo Pujo ancien élève de Théo, Aurélien Deville et Rémi Segura, du comité de pilotage de Tarbes en philo.

Comment vous est venue l’idée de Tarbes en philo ?

A l’IUT, il nous est demandé de faire un projet tutoré pendant un an, de la première à la deuxième année dans lequel nous  mettons en application ce que nos professeurs nous enseignent en cours. Pour ce projet nous voulions répondre à un besoin plutôt que d’en créer un. Pour offrir nos services, nous avons passé une annonce. L’association Reliance en Bigorre, qui organise les cafés philo à l‘Etal 36  tous les premiers lundis du mois, voulait passer à l’étape supérieure en créant un festival de la philosophie. Elle nous a donc contactés pour savoir si nous étions intéressés par ce projet à la fois ambitieux et audacieux. Parmi toutes les propositions que nous avons reçues, notre groupe a choisi ce projet à l’unanimité.

En quoi consiste cet événement ?

Rose Marie Chevalier et Pierre Belmas ont créé il y a trois ans l’association Reliance en Bigorre. Son but est d’apporter la philosophie là où nous ne l’attendons pas forcément et de manière un peu différente car il existe beaucoup d’a priori sur cette discipline. Les cafés philos de l’Etal 36 très vivants animés par M. Silvestre, ancien professeur de Théo, rassemblent un nombreux public de tous âges. Au vu de ce gros succès, Reliance en Bigorre a décidé de créer cet événement en rapport avec les journées nationales de la philosophie. L’idée d’un café philo géant avec plusieurs intervenants sous la forme d’un festival est alors née. Le concept est de partir d’une conférence plutôt frontale comme nous en avons l’habitude pour aller vers des cafés philo beaucoup plus dynamiques. Cela permettra à celui qui n’a aucun acquis philosophique d’en gagner tout au long de cette journée. Le matin au Théâtre des Nouveautés, vous pourrez acquérir des bases lors de l’intervention de monsieur Luc Ferry  et en apprendre un peu plus avec Christophe Schaeffer autour de la table ovale. L’après-midi après le déjeuner à la halle Brauhauban, vous échangerez  avec des spécialistes tels que Michel Tozzi, Jean-Charles Pettier et Fernando Cuevas dans des ateliers.

©Reliance en Bigorre
©Reliance en Bigorre

Combien de temps avez-vous mis pour réaliser ce projet ?

Il nous a fallu un an et demi à peu près. Il y a toujours la difficulté de la première édition qui est la plus compliquée car il faut convaincre des sponsors puis trouver des intervenants, un thème, tout cela demande des réseaux et beaucoup de temps.

Puisque vous nous parlez de réseaux, par lesquels êtes-vous passés ?

L’association Reliance en Bigorre a créé un comité de pilotage très varié avec ses présidents Monsieur et Madame Chevalier et son trésorier Monsieur Belmas. Une douzaine de personnes constitue ce comité. Nous y trouvons également des professeurs de philo, le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie  M. François Xavier Brunet, un photographe en la personne de Julien Marsault, un ancien commercial qui nous a permis d’avoir des contacts pour nous aider, et notre groupe bien sûr. Tout ceci nous a donc permis d’avoir des réseaux d’entreprises, philosophiques, d’éducation nationale et d’étudiants.

Comment avez-vous fait pour trouver des sponsors ?

En tant qu’étudiants nous n’avons pas vraiment fait une recherche de sponsors. Il a fallu contacter de préférence des personnes du réseau pour essayer de voir comment elles pouvaient nous aider. Les premiers sponsors sont évidemment les plus compliqués à trouver. Dès que nous avons un sponsor comme EDF cela devient plus facile pour aller démarcher de futurs partenaires. Cela se fait encore par le biais des réseaux.

Les idées viennent-elles de vous ou avez-vous bénéficié d’aides extérieures ?

Les deux. Lors des nombreuses réunions du comité de pilotage, nous leur proposions nos idées et vice-versa. Les échanges étaient très fructueux. A partir de l’idée de base, nous avons beaucoup travaillé sur la forme du projet. Nous avons fait le « business plan » du festival.  Ensuite, il a fallu choisir le thème et son titre. Au départ, les philosophes voulaient donner au thème du festival le nom d’Autrui. Après de multiples discussions, nous en sommes arrivés à « L’Autre… Ce moi qui n’est pas moi »,  un titre beaucoup plus accrocheur pour le grand public. Le choix des salles a aussi fait l’objet de discussions et de démarches. Nous avons tout d’abord pensé au Parc des Expositions mais le partenariat n’a pas abouti. Nous sommes tombés d’accord sur des lieux plus petits et conviviaux comme le Théâtre des Nouveautés, le Pari et l’Etal 36.

©Hervé Cazcarra

Comment êtes-vous parvenus à faire venir une personnalité importante à Tarbes ?

L’idée pour faire un festival c’est qu’il faut une tête d’affiche. Comme le nôtre est au niveau national, il nous fallait une personne connue. Pour cela nous avons appelé plusieurs agences de personnalités. Après avoir précisé que notre festival serait sur le thème de la philosophie trois personnalités ont répondu à notre demande. Après avoir regardé le budget, nous avons choisi celle qui correspondait le mieux au thème du festival.

Faut-il un budget important pour organiser cet événement ?

Le budget est assez important, plusieurs milliers d’euros. Le soutien des sponsors est vraiment indispensable pour ce genre de projet mais ce n’est pas le seul. Une partie du financement a aussi été réalisée par « crowdfunding » via internet.

Comment acheter ses places ?

Pour vendre nos billets nous avons utilisé weezevent car c’est beaucoup plus simple de réserver via internet plutôt que d’ouvrir une billetterie générale (impression des billets, fonds de caisse…). Il est également possible d’acheter les places au Théâtre des Nouveautés.

Nous vous invitons donc à venir nombreux, ce samedi 2 Avril 2016, le tarif étant de 8 euros, les étudiants bénéficieront d’un tarif spécial à 3 euros.

Alix Cazabat & Capucine de Gères

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