« Théo » à la recherche de la grenouille !

Les élèves de « Théo » ont eu l’occasion de partir, dans le cadre d’un séjour linguistique destiné en priorité aux élèves des sections européennes espagnol, à la découverte de la Vieille Castille, ou Castilla y León, et de son fleuron, la ville de Salamanque.

Après un arrêt le premier jour dans la cité de Valladolid, où ils ont pu admirer les richesses du Musée National de la Sculpture, lui-même installé dans un beau bâtiment du XV° siècle à la spectaculaire façade de style isabélin, les élèves ont été reçus par les familles d’accueil, qu’ils ont ensuite retrouvées chaque soir du séjour. La deuxième journée fut consacrée à l’exploration de la ville de Salamanque et de ses nombreux trésors historiques et architecturaux. La « petite Rome », telle que la surnomme ses habitants, regorge en effet de monuments Renaissance et Baroque parmi lesquels trois se détachent : la Plaza Mayor, l’une des plus belles d’Espagne, la cathédrale et bien sûr l’Université, la plus ancienne du pays et l’une des premières (1218) et des plus prestigieuses d’Europe. C’est devant sa façade, joyaux de l’art plateresque, que les lycéens ont pu se livrer à un rituel aussi ancestral qu’insolite : trouver où se niche, dans la profusion de personnages et de détails figurés, la représentation d’une grenouille, sa découverte étant considérée comme un gage de réussite aux examens.

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Mais la Vielle Castille n’est pas qu’une terre d’Histoire et de traditions : c’est aussi une terre d’élection de la tauromachie et une grande région d’élevage de taureaux. C’est ainsi que les Théophiliens ont été invités à visiter le musée taurin de Salamanque et une « ganadería » dans la belle campagne salmantine. Là, ils ont pu se livrer aux joies de la Capea, en descendant dans une arène et en défiant un jeune bovidé, certes beaucoup moins impressionnant qu’un taureau de combat mais tout de même menaçant ! Le séjour s’est terminé par la visite de Burgos, autre cité chargée d’Histoire, dominée par sa célèbre cathédrale gothique.

Comme il se doit en Espagne le soleil était de la partie durant le séjour et les températures agréables pour un mois d’avril, faisant ainsi démentir l’adage castillan selon lequel la région connaît, d’un point de vue climatique, « neuf mois d’hiver et trois mois d’enfer ».

Yves Négro