Un hiver en enfer

 « Waouh !»  C’est le premier mot qui me vient à l’esprit lorsque je suis arrivée au bout de ce roman. Pour le résumer en quelques mots, ce livre met en scène une mère et son fils tous deux confrontés à leur folie et à un accident pas complètement expliqué.
Si la première partie peut rebuter le lecteur, la seconde vaut clairement le coup d’être lue.
La première partie, « Pas du tout », commence par dresser le portrait d’Edward un adolescent souffrant de harcèlement scolaire et ayant des rapports complexes avec sa mère. Suite à un accident, Edward, surnommé « Ed le taré », perd pied et voit ses repères s’effondrer. Le garçon devient odieux cherchant à en finir avec la vie.
A ce moment, Edward passe pour quelqu’un de détestable qui peut dégoûter les lecteurs. Pour ma part j’ai apprécié la façon dont est montré l’impact de la douleur sur quelqu’un qui aime à se croire invincible. J’ai apprécié tout particulièrement le message dissimulé contre le harcèlement scolaire.
La seconde partie, « A la folie », est bien plus complexe à comprendre. Edward et sa mère recommencent leur vie à Courchevel. Masi le comportement de cette dernière, devenue une mère poule, inquiète l’adolescent. Il est persuadé que sa maladie est de retour lorsqu’un doute s’immisce en lui : et si c’était lui qui était malade ? En même temps, l’enquête sur l’accident de son père reprend à Paris.
J’ai adoré cette partie. Le récit est si prenant qu’il est presque impossible d’arrêter sa lecture avant d’arriver au dénouement. Dénouement qui m’a par ailleurs coupé le souffle. Je n’en dirai rien de plus, vous laissant le soin de le découvrir.
Ce qui m’a le plus marquée, c’est la façon dont l’auteur brouille les pistes. On ne sait plus qui croire…
Pour conclure, bien que je ne sois pas fan de thriller, je conseille vivement de lire ce roman.
Marie Parent