Un spectacle « perché »

Mardi 17 Mai, nous nous sommes donné rendez-vous avec la classe de T4 ES au Parvis pour un spectacle peu ordinaire.
En effet tout au long du premier trimestre nous avons travaillé avec la CAF à l’occasion des soixante-dix ans de la Sécurité Sociale. Récompensés pour nos réalisations d’affiches et notre participation, il nous a été donné d’aller voir le spectacle de Chloé Moglia avec l’intention d’y passer une soirée reposante avant le baccalauréat. Certains lycéens, ayant des épreuves de langue le lendemain, ne sont pas venus et ont été remplacés par des élèves de première. Ce spectacle vivant nous a permis de découvrir la grande salle du Parvis, comble pour l’occasion.
La représentation commence alors avec une progression de l’artiste sur un filin d’acier arrimé à une dizaine de mètres au-dessus du public. Sans signe apparent d’effort et avec pour seul bruit, celui de sa respiration, elle se déplace toute en lenteur et comme en apesanteur. Les spectateurs, bouches bées, la regardent non sans crainte d’une chute. Soudain une détonation retentit laissant entendre quelques exclamations. Le calme revenu, l’acrobate reprend son chemin doucement vers la scène. Sur celle-ci se tient un cadran numérique indiquant le temps qui passe, et c’est au bout de vingt-cinq minutes de suspension que Chloé pose un premier pied sur le sol.
La deuxième partie moins spectaculaire et se déroulant sur la scène débute lorsque l’artiste rappelle l’expérience du spationaute David Scott qui, en laissant tomber une plume et un marteau sur le sol lunaire, vérifia l’intuition de Galilée sur la vitesse de chute des corps dans le vide. Elle nous livrera encore d’autres considérations parfois amusantes sur le poids, la masse et l’attirance des «corps massifs». Quatre comparses rejoignent alors Chloé comme pour, par divers exercices, illustrer ou vérifier les propos de l’artiste. Commencent alors des acrobaties toujours aussi lentes autour d’une autre barre de suspension. Une musique alors plus rythmée n’y changera rien, la suite des enchaînements restera tout aussi peu dynamique.
Si la première partie du spectacle a su prendre son temps et la deuxième en a dérouté plus d’un, sans doute les plus réfractaires aux références scientifiques, on dira que ce spectacle un peu «perché» et très contemporain ne nous a pas laissés indifférents.

Nathan Tumbarello