Une remise en cause de l’éducation

Captain Fantastic est un film américain, écrit et réalisé par Matt Ross, qui a remporté le prix « Un Certain regard » au Festival de Cannes.

Le film est centré sur une famille où le père Ben et sa femme ont fait le choix d’élever eux-mêmes leurs six enfants en autarcie, en pleine forêt. Dès leur plus jeune âge, les enfants ont donc appris à chasser et à cultiver pour se nourrir, ainsi qu’à vivre en parfaite harmonie avec la nature. Ils ne vont pas à l’école mais leur père leur enseigne notamment la lecture et la musique. Les enfants sont engagés, intelligents et très marginalisés par l’entourage de leurs parents qui ne supportent pas le mode de vie de ces derniers, le considérant malsain. La mère souffre d’une grave maladie mentale et Ben est obligé de l’amener dans un hôpital dans lequel elle va se suicider. Au départ Ben ne veut pas descendre de la montagne par peur que le père de sa femme ne l’attaque en justice afin de récupérer la garde des enfants. Seulement il réalise que les derniers vœux de sa femme ne seront pas exaucés. La mission «sauver maman» est alors lancée ! La famille délaisse son cocon naturel afin de faire respecter le testament de la mère.

Ce film plein d’humour nous fait nous questionner sur l’éducation et notamment l’école. Il présente une forme d’éducation alternative. La plupart des films à ce sujet finissent par démontrer que des enfants éduqués dans de telles conditions ne pourront jamais savoir se conduire en société. Captain Fantastic ne nie pas ce fait, mais il soutient que les enfants n’ont aucun intérêt à faire partie de cette société qui les dessert. Les questions des jeunes sur la mort ou sur la sexualité remettent en cause notre société pleine de tabous. Ce film nous encourage à nous demander si ces derniers protègent réellement les enfants ou les parents. Il nous rappelle l’essence de la vie par la nature et la soif de savoir.

Nous vous conseillons vivement d’aller voir ce film.

Mali Ladeveze