Si Noël est rempli de traditions à la fois religieuses et culturelles, nous oublions souvent que la Saint-Sylvestre se fête bien différemment d’un pays à l’autre. En effet, des pratiques parfois étranges persistent, sans qu’on en comprenne toujours leur sens.
Depuis des siècles, les Italiens choisissent les lentilles comme plat du nouvel an. Ces dernières sont riches en fer, mais pas seulement ! D’après leur forme circulaire et aplatie, les lentilles seraient une promesse de prospérité pour les familles italiennes. Elles sont ainsi surnommées “les lentilles de la chance”.
En Espagne, c’est une autre superstition qui s’impose ce soir là. À minuit, il est encouragé de manger 12 raisins pour porter chance aux douze prochains mois. Cette coutume remonterait au début du XXe siècle, après une importante récolte de raisin. Aujourd’hui, la symbolique de ces fruits est telle que des milliers de tonnes de raisin sont vendues à cette période.

Les Japonais, eux, appliquent à l’avance leurs bonnes résolutions. Les derniers jours de décembre, ils nettoient entièrement leur maison afin de débuter la nouvelle année dans un foyer propre. Ce ménage appelé “ōsōji” est une véritable tradition familiale et spirituelle.
Quant à la France, nous n’avons pas de réelles traditions pour la Saint-Sylvestre, exceptée celle de s’embrasser sous le gui. Cette plante est un symbole de prospérité et de chance. Les druides celtes attribuaient au gui de nombreuses facultés, car cette plante est capable de fleurir en hiver, malgré le froid. D’après eux, le gui pourrait faire fuir les mauvais esprits et les sorcières tout en promettant de bonnes récoltes.
Mais les traditions du réveillon ne sont pas les seules choses qui évoluent, la date du nouvel an a, elle aussi, changé plusieurs fois. Du jour de Noël, sous Charlemagne, au dimanche de Pâques, c’est finalement Charles IX, en 1564, qui fixe le 1er janvier comme date du Nouvel An. Pourtant, c’est Jules César qui fut le premier à choisir cette date. Les Romains dédièrent alors ce jour à Janus, dieu à deux faces. Janus étant tourné vers l’avant et l’arrière, il est un symbole de commencement et de fin.
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Julie Hombert

